Vaccination : un "grand progrès pour l'humanité" mais l'imposer aux adolescents est "une hérésie" pour Nicolas Dupont-Aignan

Vaccination : un "grand progrès pour l'humanité" mais l'imposer aux adolescents est "une hérésie" pour Nicolas Dupont-Aignan©JOEL SAGET / AFP
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publié le vendredi 16 juillet 2021 à 11h20

Invité au micro de RTL ce vendredi 16 juillet, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a voulu rappeler "la gravité de ce qu'il se passe".

Dans son allocution lundi 12 juillet, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d'une obligation de se faire vacciner pour les soignants et d'autres professions, ainsi que l'extension massive du pass sanitaire, soulignant que la vaccination divise par 12 le pouvoir de contamination du variant Delta du coronavirus, et évite 95% des formes graves. Un projet de loi en ce sens doit être déposé lundi 19 juillet et examiné dans la semaine par le Parlement.



Invité au micro de RTL ce vendredi 16 juillet, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a voulu rappeler "la gravité de ce qu'il se passe".

"Pour la première fois dans notre histoire, la liberté de circulation (...) la liberté de nos concitoyens va être régie par une condition médicale. Ca ne s'est jamais vu dans notre pays. C'est une atteinte à nos libertés considérables", a-t-il estimé.

"On n'a pas le recul"

Le candidat à l'élection présidentielle s'est d'abord montré prudent face aux vaccins, qui "sont en études, sous autorisation conditionnelle. (...) Aujourd'hui, on ne peut pas imposer de force de prendre un vaccin qui est en phase d'études, dont on n'a pas le recul."

Nicolas Dupont-Aignan a néanmoins tenu à préciser : "Je n'ai jamais contesté la vaccination. J'ai vacciné mes enfants et je suis pour la vaccination. C'est un grand progrès pour l'humanité."

Puis de clarifier son propos : "95% des morts avaient plus de 65 ans, 65% avaient une comorbidité. J'ai toujours dit, quand on a plus de 65 ans et une comorbidité, il me paraît sage de se vacciner, à bon escient. En revanche, imposer la vaccination sur des jeunes qui ne meurent pas du Covid est une hérésie quand c'est un produit dont se dégagent toutes les responsabilités du fabriquant et qui n'a pas terminé sa phase d'études et qui se terminera fin 2022."

"Je demande une palette de solutions", a conclu celui qui avait fait alliance avec la leader du RN Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017.

Mardi, le record de vaccination journalière en France contre le Covid-19 a été battu avec 792.339 injections comptabilisées à 18h00.

Vers une saisie du Conseil constitutionnel

Jeudi, les groupes LR et centriste, qui composent la majorité sénatoriale, ont annoncé qu'ils saisiraient le Conseil constitutionnel après l'adoption du projet de loi prévoyant l'extension du pass sanitaire. Sur RTL ce vendredi, Nicolas Dupont-Aignan s'est dit "convaincu" que l'institution "annulera ces dispositions".

"Lors de son examen au Sénat, nous veillerons à trouver le meilleur équilibre entre la nécessité de combattre la propagation du virus et la protection de nos libertés publiques", affirment les présidents des groupes LR Bruno Retailleau et centriste Hervé Marseille dans un communiqué commun.

"C'est ainsi que conscients de cette exigence, nous saisirons le Conseil constitutionnel (...) pour avoir toutes les garanties possibles", ajoutent-ils.


"Personne de raisonnable ne peut méconnaître l'importance qu'il y a à protéger par le vaccin la population", déclarent les deux chefs de file, soulignant qu'une extension du pass sanitaire "comportera des conséquences importantes sur nos vies quotidiennes".

Le président du Sénat (LR) Gérard Larcher a approuvé jeudi l'extension du pass sanitaire, un "bon levier" certes "restrictif des libertés" mais "nécessaire" face au Covid, à condition qu'il soit placé "sous le contrôle du parlement".  

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