Vaccination contre le Covid-19 : face aux critiques de La France insoumise, Olivier Véran défend les plateformes de rendez-vous privées

Vaccination contre le Covid-19 : face aux critiques de La France insoumise, Olivier Véran défend les plateformes de rendez-vous privées
Le ministre de la Santé Olivier Véran à l'Assemblée nationale, le 12 janvier 2021.

, publié le mardi 12 janvier 2021 à 17h10

Pour le ministre de la Santé, il est logique de "s'appuyer sur toutes les compétences", d'autant qu'il existe "de très solides entreprises françaises qui fonctionnent très bien, qui sont capables de fournir tous les services".

Alors que trois plateformes privées de prise de rendez-vous médical ont indiqué avoir été sélectionnées par l'Etat pour la campagne de vaccination contre le Covid-19, les députés de La France insoumise ont vivement critiqué ce choix mardi 12 janvier. 



"Macron décide d'un partenariat officiel avec Doctolib pour gérer les centres de vaccination. Une entreprise privée pourra donc ficher toute personne passée par ses mains.

Encore une fois, mépris des services publics, choix contraint du privé et des données de santé privatisées", a dénoncé le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. 


Le député insoumis Adrien Quatennens a également interrogé le ministre de la Santé Olivier Véran sur ce choix lors de son audition par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. "Pourquoi confier à des prestataires privés des missions relevant des compétences régaliennes de l'Etat ? (...) Pourquoi ce choix du privé et des données de santé privatisées au mépris du service public ?", a-t-il demandé. 

"On a de très solides entreprises françaises qui fonctionnent très bien, qui sont capables de fournir tous les services et ça serait 'sale parce que c'est privé' ?", s'est interrogé le ministre. "Ce n'est pas du tout, du tout, ma vision de la France, de l'esprit d'entreprendre, de notre capacité de nous appuyer sur toutes les compétences", a-t-il poursuivi. En outre, sans ces plateformes, "on aurait dû tout construire dans le secteur public en partant de zéro", a ajouté Olivier Véran. 

"Il est tout à fait classique et cohérent de nous appuyer également sur l'expertise du secteur privé", a-t-il poursuivi faisant référence cette fois au recours au cabinet de conseil privés McKinsey and Company pour l'élaboration de la stratégie vaccinale de la France, un recours décrié par La France insoumise. 

Sur Twitter, la société Doctolib, l'une des trois plateformes de rendez-vous sélectionnées avec Maiia et Keldoc, s'est également défendue. "Les données de nos utilisateurs sont sécurisées, utilisées exclusivement pour la prise de rendez-vous et sont la propriété des patients. Doctolib est une entreprise française qui emploie 1600 personnes", a indiqué l'entreprise, ajoutant que leurs services étaient "utilisés par 42 millions de citoyens". "Nous accompagnons simplement nos soignants dans l'organisation des centres de vaccination", a précisé Doctolib.

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