Une cinquantaine de députés de tous bords menacés de mort, la justice saisie

Une cinquantaine de députés de tous bords menacés de mort, la justice saisie
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le 26 janvier 2021.
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publié le mardi 09 mars 2021 à 17h15

Seuls des élus dont les noms commencent par les lettres C ou M ont été menacés. Il pourrait s'agir de l'acte "d'un déséquilibré". Une enquête a été ouverte mardi par le parquet de Paris.

Une cinquantaine de députés de tous bords ont reçu des menaces de mort. Accompagnées de photos, ces menaces, non revendiquées et sans motif clair, ont été envoyées par courrier électronique. 



Seuls des élus dont les noms commencent par les lettres C ou M, à l'instar d'André Chassaigne (PCF), Eric Ciotti (LR) ou encore Alexis Corbière (LFI), ont reçu de tels courriels, selon une source parlementaire qui évoque l'acte "d'un déséquilibré manifestement". Charles de Courson (Libertés et territoires) a ainsi eu droit à un message titré "décapitation symbolique". "Parfois les crimes commencent par des mots ou des images", met-il en garde. Des députés de la majorité ont également été visés.



Au nom de l'Assemblée nationale, son président Richard Ferrand a effectué mardi 9 mars un signalement au procureur de la République de Paris en application de l'article 40 du code de procédure pénale, qui impose à toute autorité ayant connaissance d'un crime ou d'un délit de le signaler à la justice. 

A la suite de ce signalement, une enquête a été ouverte pour "menaces de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'élus". Elle a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

Les députés sont régulièrement la cible de menaces et insultes, notamment sur les réseaux sociaux. 

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