Une centaine d'anciens cadres de DLF appellent à "s'unir" autour de Marine Le Pen

Une centaine d'anciens cadres de DLF appellent à "s'unir" autour de Marine Le Pen
Marine Le Pen (d) et Nicolas Dupont-Aignan (g), le 1er mai 2017 à Villepinte

, publié le lundi 22 mars 2021 à 15h52

Une centaine de dissidents du mouvement de Nicolas Dupont-Aignan ont appelé lundi à "s'unir" autour de la candidate à l'Elysée Marine Le Pen, en présentant leur nouveau mouvement de "droite gaulliste" nommé L'Avenir français, qui jouera un rôle de "trait d'union" avec le Rassemblement national.

"Il faut s'unir et se rassembler autour de la candidate naturelle de notre famille politique", a déclaré lors d'une conférence de presse le coordinateur national de L'Avenir français, Jean-Philippe Tanguy, ancien numéro deux de Debout la France, parti en raison d'une "stratégie d'isolement et de division" de Nicolas Dupont-Aignan.

La conférence de presse, en présence de Marine Le Pen, avait lieu dans les salons où la présidente du RN et Nicolas Dupont-Aignan avaient présenté un accord de gouvernement entre les deux tours de la présidentielle de 2017.

Mais cette fois, le député souverainiste a décidé de faire cavalier seul à la présidentielle de 2022, provoquant une vague de départs - plus de 130 selon la liste transmise par la nouvelle formation, une "trentaine" selon M. Dupont-Aignan.

Marine Le Pen est la "meilleure candidate" à la présidentielle, parce qu'elle est "la championne des libertés fondamentales" et qu'elle aspire au "redressement" industriel, a vanté M. Tanguy. Il a aussi évoqué un "déferlement de violences" que "plus rien ne pourra arrêter à part l'élection de Marine Le Pen".

La nouvelle formation, "statutairement et financièrement indépendante" du RN, rejoint d'autres mouvements satellites du RN comme la Droite populaire de l'ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani, et le Mouvement localiste animé par le député européen du RN Hervé Juvin.

"Ce rassemblement doit se faire dès le premier tour", a fait valoir Marine Le Pen, en vantant "la logique unificatrice voulue par le général De Gaulle".

"Les candidatures vaines, de témoignage, d'humeur ou (...) de divergences font courir le risque à toute notre famille de pensée d'une diversion électorale, dommageable", a-t-elle expliqué. "Au premier tour, chaque famille se rassemble, au second tour, les deux familles politiques qualifiées composent avec les autres pour élargir l'unité nationale".

Elle a assuré que "la démarche" du RN n'était "pas hégémonique mais partenariale" et qu'elle ne serait pas la candidate "du RN" mais "soutenue par le RN" alors qu'elle songe à abandonner la présidence du parti pour 2022.

Marine Le Pen s'est dite "prête" au "compromis", mettant en avant de récentes "inflexions programmatiques". Le RN ne veut par exemple plus sortir de l'UE ni suspendre les accords de libre circulation de Schengen. 

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