Un déjeuner entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy "n'a rien de choquant", estime Nadine Morano

Un déjeuner entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy "n'a rien de choquant", estime Nadine Morano©CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP

publié le vendredi 10 septembre 2021 à 18h56

"Je trouve que c'est plutôt un bon fonctionnement de la démocratie", a jugé Nadine Morano sur l'antenne de BFMTV ce vendredi 10 septembre.

Ce vendredi 10 septembre, la presse s'est fait l'écho d'un déjeuner "discret" entre le président de la République Emmanuel Macron et l'un de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy. Interrogée par BFMTV, l'ancienne ministre et actuelle députée européenne LR Nadine Morano a fait savoir qu'elle ne trouvait pas ce moment "cocasse".



"Nicolas Sarkozy a un statut particulier, il est l'ancien président de la République.

Je trouve normal, et pour le bon fonctionnement de nos institutions, qu'un ancien président et un président en exercice puissent se rencontrer, échanger. Pour moi, il n'y a rien de choquant. Je trouve que c'est plutôt un bon fonctionnement de la démocratie", a-t-elle jugé.

Un soutien de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron pour la présidentielle à venir est en revanche à exclure, selon Nadine Morano. "Je ne l'envisage pas du tout. Je vous rappelle que Nicolas Sarkozy a sa carte chez les Républicains et qu'il est à jour de cotisation !", a rappelé l'ancienne ministre.




"Il faut faire la différence entre les relations de chef d'Etat à ancien chef d'Etat, et l'idéologie politique à laquelle est attaché Nicolas Sarkozy", a-t-elle ajouté.

Pas de soutien non plus d'Emmanuel Macron à Nicolas Sarkozy en vue d'une primaire à droite, toujours selon la députée européenne. L'ex-chef de l'Etat "n'a pas de porte-parole officiel, je trouve bien inutile de faire parler l'ancien président. S'il a quelque chose à dire, ne vous inquiétez pas, il saura le dire seul", a conclu Nadine Morano.

Un congrès LR le 25 septembre

Parmi les candidats de la droite à la présidentielle prochaine, Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé puis du Travail, qui a été l'un des premiers à se déclarer, en mars dernier. Président du conseil régional des Hauts-de-France (nord), où il a été confortablement réélu après les régionales, il refuse jusqu'à présent de participer à une primaire au sein de son parti Les Républicains (LR).

Michel Barnier, l'ex "Monsieur Brexit" de l'Union européenne, Valérie Pécresse, la présidente de la région parisienne Ile-de-France, le député des Alpes maritimes (sud) Eric Ciotti, et le maire et médecin Philippe Juvin comptent, eux, respecter la règle du jeu en cas de primaire. Le parti doit trancher sur son organisation, ou pas, lors d'un congrès le 25 septembre.

A droite toujours, Nicolas-Dupont-Aignan, le président de Debout la France, qui avait rallié au second tour en 2017 Marine Le Pen mais a perdu depuis des militants partis au RN, laboure de nouveau le créneau souverainiste.

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