Un débat télévisé sur la SNCF ? Philippe dit non à Martinez

Un débat télévisé sur la SNCF ? Philippe dit non à Martinez
Édouard Philippe et Philippe Martinez, le 24 juillet 2017 à Matignon.

Orange avec AFP, publié le vendredi 22 juin 2018 à 14h30

Selon les informations de BFMTV, le Premier ministre Édouard Philippe refuse d'avoir un "débat télévisé" avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, au sujet de la réforme ferroviaire.

L'entourage d'Édouard Philippe a expliqué que le Premier ministre avait "mieux à faire que débattre d'une réforme qui est déjà votée" et qu'il refusait "la politique spectacle". Une fin de non-recevoir donnée au leader de la CGT qui avait lancé "un défi" à l'ancien maire du Havre vendredi 22 juin sur Public Sénat : "Je propose qu'on puisse avoir un débat avec le Premier ministre, face à face, tous les deux, sur l'enjeu du service public du ferroviaire (...) un débat télévisé", avait-il déclaré.

"La loi est votée, mais les problèmes demeurent"

"Il y a besoin qu'on continue à parler" et la loi ne règle "pratiquement aucun problème", a argué Philippe Martinez, citant notamment "le problème des petites lignes", ou celui du "fret de marchandise".

Selon lui, le gouvernement a "essayé de limiter le débat sur le statut des cheminots" et "nous avons réussi à faire en sorte qu'on puisse parler du service public du ferroviaire", mais "pas suffisamment".



"L'État renvoie sur les régions l'ouverture à la concurrence et la reprise des petites lignes, or, je ne connais aucun investisseur privé qui va investir de l'argent pour amener les enfants à l'école par le train", a-t-il expliqué, concluant : "la loi est votée, mais les problèmes demeurent".

Le Parlement a définitivement voté la semaine dernière le projet de loi qui prévoit de transformer la SNCF en société anonyme, de fixer le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et de supprimer l'embauche au statut de cheminot. Au-delà de la perte de leur statut, les syndicats craignent une privatisation ou une "vente à la découpe", à terme, de l'entreprise publique, ce que nie le gouvernement.

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