Un assistant parlementaire peut "même être payé à tricoter", selon la porte-parole de Fillon

Un assistant parlementaire peut "même être payé à tricoter", selon la porte-parole de Fillon
La porte-parole de François Fillon a estimé le 1er mars 2017 qu'un assistant parlementaire pouvait être "payé à tricoter". (photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le jeudi 02 mars 2017 à 08h57

PENELOPEGATE - Alors qu'une mise en examen de François Fillon se dessine et que les défections se succèdent, ses soutiens font feu de tout bois pour défendre la légitimité de sa candidature.

L'argument a laissé pantois ses interlocuteurs. La porte-parole de François Fillon, Florence Portelli, a assuré mercredi 1er mars sur BFMTV que seuls les élus décidaient des missions qu'ils confiaient à leurs assistants parlementaire.

Ainsi, "quand vous êtes collaborateur ou assistant parlementaire, vous pouvez même être payé à tricoté", a-t-elle déclaré.



Face à la moue réprobatrice du journaliste Jean-Michel Aphatie, elle a rapidement précisé : "Ca fait partie... C'est ce que... Je ne dis pas que c'est bien". Puis d'insister : "Quand vous êtes député ou sénateur, c'est vous qui décidez de ce que vous donnez comme travail à votre collaborateur parlementaire." Alors que le journaliste lui répond que c'est une "pratique désolante", Florence Portelli s'est justifiée en déclarant que "c'est une pratique qui existe pour tout le monde (...), même si on ne cite que François Fillon."



Continuant sur sa lancée, la porte-parole du candidat Les Républicains est revenue sur les accusations portées contre la fille de François Fillon. "On a parlé d'un livre politique. Excusez-moi, je ne vois pas en quoi écrire un livre ne fait pas partie du travail qui peut être fait, a-t-elle dit. Sa fille est payée pour assister un parlementaire. Si le parlementaire, dans le cadre de son travail, a besoin qu'on l'assiste pour faire un bouquin, c'est parfaitement dans les missions d'un collaborateur parlementaire."

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