UE : Marine Le Pen absente lors d'un vote pour renforcer le contrôle aux frontières de l'espace Schengen

UE : Marine Le Pen absente lors d'un vote pour renforcer le contrôle aux frontières de l'espace Schengen
Marine Le Pen au Parlement européen le 5 juillet 2016.

Orange avec AFP, publié le samedi 18 février 2017 à 17h15

Marine Le Pen et son parti le Front national fustigent régulièrement l'espace Schengen, un "échec", une "passoire", une "toxicité absolue". Selon la dirigeante frontiste, l'espace Schengen "affaiblit gravement la surveillance des individus dangereux qui traversent l'Europe", lit-on sur le site du Front national.


Elle milite depuis plusieurs années, au mieux une suspension du traité de Schengen, ou une renégociation de ses dispositions. Jeudi 16 février, le Parlement européen procédait à un vote qui rendait obligatoire le contrôle d'identité de "toutes les personnes qui franchissent les frontières extérieures de l'Union européenne grâce à des vérifications dans les bases de données sur des documents de voyage volés ou perdus", indiquent le site du Parlement européen. La mesure est rendue obligatoire, "à toutes les frontières aériennes, maritimes et terrestres, tant à l'entrée qu'à la sortie". Cette modification du règlement se veut "une réponse aux menaces terroristes en Europe, illustrées par les attentats récents de Berlin, Bruxelles et Paris, et au phénomène des 'combattants étrangers', tels que les citoyens de l'UE qui rejoignent des groupes terroristes dans des zones de conflit, comme le groupe État islamique en Syrie et en Irak, par exemple". Voilà qui avait de quoi intéresser l'eurodéputée Marine Le Pen. Toutefois, Jean-Sébastien Lefebvre, journaliste pour le site européen Contexte, a remarqué l'absence de Marine Le Pen jeudi au Parlement européen.


Le journaliste, surpris de cette absence, précise : "Le FN passe son temps à dire que Schengen serait une passoire mais s'abstient quand un vote propose de renforcer les contrôles".

"Sécuriser les frontières extérieures signifie ériger un puissant bouclier contre le terrorisme en Europe et préserver le droit à la vie, ce qui est le corollaire de tous les droits. Chaque vie sauvée parce qu'un combattant étranger potentiel a été démasqué vaut la peine, et les contrôles systématiques par recoupement avec des bases de données sont une étape obligatoire vers cette protection minimale que nous avons le devoir d'offrir à nos citoyens", a déclaré le rapporteur Monica Macovei, comme le précise un communiqué du parlement européen. Mais non, Marine Le Pen ne s'est pas déplacer pour l'occasion. La résolution a quant à elle été adoptée à 469 voix pour, 120 contre, dont la voix du frontiste Gilles Lebreton.

En contradiction avec la ligne de son partie qui milite pour un renforcement des frontières ? "La véritable solution pour vaincre l'immigration de masse est celle préconisée par Marine le Pen : elle consiste à récupérer notre souveraineté et à reprendre en main le contrôle de nos frontières nationales", justifie Gilles Lebreton sur son site.

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