Tron, Fillon, Balkany, Cahuzac, Tapie... Ces politiques condamnés à de la prison ferme

Tron, Fillon, Balkany, Cahuzac, Tapie... Ces politiques condamnés à de la prison ferme
Georges Tron le 17 février au palais de justice de Paris.

publié le samedi 20 février 2021 à 15h30

REPERES. Le maire LR de Draveil (Essonne) Georges Tron a été condamné cette semaine à cinq ans de prison, dont trois ferme, pour viol et agressions sexuelles en réunion.

Avant lui, d'autres politiques français ont été condamnés à de la prison ferme. 




François Fillon 

L'ancien Premier ministre François Fillon est condamné en juin 2020 à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour des emplois fictifs concernant notamment sa femme Penelope. Reconnu coupable de détournement de fonds publics et complicité et recel d'abus de biens sociaux, il écope aussi de 375.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité. Le couple a fait appel.

Les époux Balkany

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), et son épouse Isabelle, première adjointe de la ville, sont définitivement condamnés en mars 2020 à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale. Incarcéré à l'issue du procès en première instance en septembre 2019, Patrick Balkany est libéré au bout de cinq mois de prison pour raisons de santé.

Le 27 mai 2020, il est condamné en appel à cinq ans de prison pour blanchiment de fraude fiscale et prise illégale d'intérêts et sa femme Isabelle à quatre ans. Le couple s'est pourvu en cassation.

Jérôme Cahuzac

Ex-ministre du Budget sous François Hollande, Jérôme Cahuzac est condamné pour fraude fiscale en 2018 à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Il bénéficie d'un aménagement de sa peine sous forme de bracelet électronique.

Léon Bertrand

Ancien secrétaire d'État et ministre délégué au Tourisme sous Jacques Chirac, Léon Bertrand est condamné en 2017 par la cour d'appel de Basse-Terre (Guadeloupe) à trois ans de prison ferme pour "complicité d'abus de biens sociaux". Incarcéré en septembre 2018, il bénéficie d'une libération sous surveillance électronique en avril 2019.

Claude Guéant

L'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant est condamné en 2017 en appel à deux ans d'emprisonnement, dont un avec sursis et mise à l'épreuve pour complicité de détournement de fonds publics et de recel lié à ce délit. Son pourvoi en cassation est rejeté en 2019.

Michel Mouillot 

Maire UDF de Cannes (1989-1997), Michel Mouillot est condamné en 2005 à six ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nice dans une affaire de pots-de-vin réclamés à des casinos. Le tribunal a ordonné la confusion de cette peine avec une précédente condamnation à quatre ans ferme, pour avoir perçu des "enveloppes" dans le cadre d'une opération immobilière. En 2007, l'ex-élu obtient un régime de semi-liberté après trois années de détention.

Alain Carignon

Ministre délégué chargé de l'Environnement du gouvernement Chirac, puis ministre de la Communication du gouvernement Balladur, l'ex-maire de Grenoble (Isère) Alain Carignon est condamné en 1996 à cinq ans de prison, dont quatre ferme et cinq ans d'inéligibilité, pour "corruption" dans l'affaire Dauphiné News. Il a purgé 29 mois de prison jusqu'à sa libération anticipée en 1998.

Bernard Tapie 

Ministre de la Ville sous François Mitterrand, Bernard Tapie est condamné en 1995 pour "complicité de corruption et subornation de témoins" à deux ans d'emprisonnement, dont huit mois ferme, et trois ans d'inéligibilité dans l'affaire du match de football truqué OM-Valenciennes. Après 165 jours de prison, l'ancien président du club marseillais obtient en 1997 une libération conditionnelle. 

Il est condamné en appel la même année à 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis, pour fraude fiscale dans l'utilisation du yacht Le Phocéa, mais obtient une confusion de ses peines fermes. En 2005, il est condamné à une troisième peine de prison ferme pour "fraude fiscale" sur une autre période.

Jacques Médecin 

Jacques Médecin, maire de Nice de 1966 à 1990, est condamné dans le cadre de plusieurs affaires alors qu'il est en fuite en Uruguay. Extradé en France en 1994, il passe 672 jours en prison pour des condamnations pour "abus de bien sociaux" et "détournements de fonds", avant de retourner en Uruguay où il meurt en 1998. 
 

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