Tribune de Stéphane Bern : "On est dans une hystérisation du débat sur les éoliennes", déplore Barbara Pompili

Tribune de Stéphane Bern : "On est dans une hystérisation du débat sur les éoliennes", déplore Barbara Pompili
Barbara Pompili à Paris, le 10 février 2021.

publié le jeudi 03 juin 2021 à 11h22

"Quand je lis que les éoliennes ne seraient pas renouvelables, c'est comme dire que la terre est plate", a estimé la ministre.

Ciblée par Stéphane Bern à cause de la politique d'implantation des éoliennes, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a dénoncé jeudi 3 juin une "hystérisation du débat".

"On est dans une hystérisation du débat sur les éolienne, sur les énergies renouvelables, qui ne sert ni notre avenir, ni la cause des défenseurs du patrimoine, dont je fais partie, a-t-elle déclaré sur BFMTV. Il ne faut pas opposer défenseurs du patrimoine et de l'environnement, ni Paris et les régions."


Dimanche dans Le Figaro, Stéphane Bern avait estimé que la politique d'implantation des éoliennes était un "mensonge", une "ruine de la biodiversité, un "chantage aux ruraux" ou encore une "négation de l'écologie".

Quant à Barbara Pompili, il l'accusait de "contrevenir à la loi écocide qu'elle fait voter en se rendant coupable de destruction d'un patrimoine naturel, d'atteintes à la biodiversité, d'artificialisation des sols et de soutien aux énergie fossiles".


"Je connais très bien le sujet, en tant qu'élue de la Somme, a répondu la ministre. J'ai vu que dans certains endroits, ça avait pu mal se passer, comme bien se passer à d'autres. Je veux mettre un peu d'ordre là-dedans." Barbara Pompili a tenu à répondre spécifiquement à certaines accusations de Stéphane Bern. Ainsi, elle a souligné que les éoliennes fonctionnent 75% du temps, et pas seulement 21%. Quant aux pales, elles sont bel et bien recyclables à 90%. "Quand je lis que les éoliennes ne seraient pas renouvelables, c'est comme dire que la terre est plate", a-t-elle tranché.

"Il peut y avoir des inquiétudes légitimes sur certaines implantations, a reconnu la ministre. Il y a parfois un sentiment légitime d'encerclement. J'essaye de trouver des solutions. Ce qu'il faut faire -car on a besoin du renouvelable et d'un mix électrique diversifié- c'est une cartographie où on sait où on peut les mettre, mettre tout le monde autour de la table, cesser de donner le sentiment que les décisions sont prises à Paris."

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