Tribune de "militaires": pour Marine Le Pen aussi, la guerre civile "couve"

Tribune de "militaires": pour Marine Le Pen aussi, la guerre civile "couve"
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), le 9 mars 2021 à Paris
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publié le lundi 10 mai 2021 à 20h36

Il y a un "risque de guerre civile" qui "couve" en France, a estimé lundi la candidate à l'Elysée Marine Le Pen, en reprenant le terme employé par une deuxième tribune de militaires anonymes, à laquelle la dirigeante d'extrême droite a apporté son soutien. 

La guerre civile "couve. En tout cas elle est un risque. Bien sûr il y a toujours un risque de guerre civile", a déclaré la présidente du Rassemblement national lors d'un point presse à Noirmoutier (Vendée) dans le cadre de la campagne des élections régionales

"La guerre civile couve en France", peut-on lire dans une deuxième tribune de militaires, dont ne sont connus ni le nombre ni les identités, ouverte à la signature sur le site de Valeurs Actuelles. Et "si une guerre civile éclate, l'armée maintiendra l'ordre sur son propre sol, parce qu'on le lui demandera", ajoute la tribune.

Cette tribune est "un constat de lucidité", a estimé Marine Le Pen. "J'ai répondu à la première" tribune, "je répondrai la même chose à la deuxième", a ajouté la cheffe du RN qui avait invité les militaires signataires de la première tribune à se "joindre à (son) action" en vue de 2022.

La candidate a promis, pour "empêcher cette guerre civile", de prendre "des mesures urgentes, rapides efficaces pour retrouver la maîtrise de ces zones de non droit qui sont le siège d'un séparatisme qui n'est pas qu'un séparatisme islamiste, mais qui est aussi un séparatisme criminel".

Elle s'est dite "très choquée de la manière dont le gouvernement a répondu à la première tribune" de militaires, qui vont être sanctionnés, ainsi que par "l'ironie et le mépris" du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à propos de la deuxième.

Pour Marine Le Pen "il ne s'agit évidemment pas d'un appel à l'insurrection". "Sinon je ne la soutiendrais pas", a-t-elle dit.

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