Transports, écoles : quel confinement en Île-de France ?

Transports, écoles : quel confinement en Île-de France ?
Valérie Pécresse, en septembre 2020, à Paris

, publié le vendredi 30 octobre 2020 à 11h45

La présidente de la région Valérie Pécresse a fourni des précisions sur la poursuite de l'activité dans les secteurs qui restent ouverts malgré le reconfinement du pays. Pour l'heure, l'offre de transports sera maintenue en l'état avant ajustements, tandis que dans les collèges et lycées, les adaptations seront "sur-mesure".

Les transports publics d'Ile-de-France seront maintenus "intégralement" la semaine prochaine avant de possibles ajustements, a annoncé la présidente de la région Valérie Pécresse, vendredi 30 octobre.

Après une première semaine d'observation dans les transports en commun, "nous ajusterons le service en fonction des besoins", a-t-elle indiqué sur franceinfo, et "il est possible qu'à certaines heures creuses de la journée, on puisse retirer un certain nombre de transport". Avec le couvre-feu, l'offre de transports s'était déjà réduite après 21h, avec environ un métro sur deux.


Les pass Navigo annuel "peuvent être désactivés" en ligne, a ajouté Mme Pécresse. "Ensuite, il faut aller confirmer la désactivation à la borne" et donc se rendre en gare "avant samedi". Sur les lycées, Valérie Pécresse, qui en a la charge, s'est inquiétée des difficultés à suivre le protocole sanitaire dans les "dizaines de lycées surpeuplés" de sa région. "On va devoir faire du sur-mesure", a-t-elle estimé, en se disant favorable au maintien des lycées ouverts "parce que je ne peux pas accepter qu'il y ait une génération sacrifiée".

Dans les cantines, respecter la distance d'un mètre entre deux personnes "n'est pas possible partout", a-t-elle reconnu. "Je proposerai des solutions alternatives" comme des "chèques-repas ou des plateaux-repas". En classe, "la demi-jauge est aussi une option", de même que les cours à distance, a estimé la présidente de région qui compte réunir recteurs et syndicats de proviseurs pour voir "comment, lycée par lycée, nous pouvons gérer la situation."

Vers une généralisation des tests antigéniques 

Sur le terrain de la prévention, "je souhaiterais distribuer 100.000 tests antigéniques dans les lycées pour permettre aux enseignants, aux agents, mais aussi aux élèves, sur autorisation des parents, de se faire tester en temps réel", a-t-elle ajouté, précisant que 1,4 million de masques seront aussi distribués aux lycéens et enseignants "pour tenir jusqu'à Noël".  Ces mêmes test antigéniques seront "déployés autour de 50 des plus grandes gares d'Ile-de-France" et "une grande opération" après des sans-abris "devrait être menée" pour les tester et les mettre à l'abri, a-t-elle expliqué.


Valérie Pécresse a en outre annoncé que sa région allait former "avec l'accord de l'ARS (Agence régionale de santé) des secouristes, pour pouvoir prélever" et faire des tests car là est "le goulet d'étranglement". Les secouristes formés sont autorisés par arrêté depuis le 25 juillet à réaliser des prélèvements d'échantillon biologique.
 

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