"Tout le monde n'est pas à vendre" : des personnalités LR dénoncent les manœuvres d'Emmanuel Macron

"Tout le monde n'est pas à vendre" : des personnalités LR dénoncent les manœuvres d'Emmanuel Macron©FRANCOIS LO PRESTI / AFP

publié le vendredi 07 mai 2021 à 18h20

L'accord LR-LREM pour les régionales de Paca a provoqué l'ire de plusieurs cadres des Républicains, qui dénoncent des manœuvres d'Emmanuel Macron en vue de les affaiblir. 

L'herbe est elle plus verte à LREM qu'au siège des Républicains ? Non tonnent vendredi 7 mai sept personnalités LR. Dans une lettre ouverte publiée par Le Figaro, ils dénoncent les "affligeantes manœuvres politiciennes" d'Emmanuel Macron après les péripéties des régionales en Paca, en protestant : "Non, monsieur le président, tout le monde n'est pas à vendre".



"Il y a des hommes et des femmes qui placent leurs convictions avant leurs ambitions personnelles", affirment ces élus, dont l'eurodéputé François-Xavier Bellamy et deux vice-présidents de LR, Olivier Marleix et Virginie Duby-Muller.

Dénonçant des "tentatives de débauchages et de confusion" de la part du chef de l'Etat, ils l'accusent de mettre "toute (son) énergie" à "tenter de faire disparaître la seule alternative possible autre que le RN".

"Votre seule ambition se résume désormais à être un président par défaut en 2022. Mais vous n'y parviendrez pas", ajoutent-ils. La droite sort d'une semaine éprouvante depuis l'annonce, dimanche par Jean Castex, d'un accord LR-LREM pour les régionales en Paca. Les Républicains ont rejeté cette alliance, avec une mise au point houleuse qui a provoqué le départ du parti de Christian Estrosi (maire de Nice) et Hubert Falco (Toulon).

"Si certains veulent devenir ministres de Macron, qu'ils y aillent. Ils deviennent macronistes", a de son côté réagi sur LCI la sénatrice LR Valérie Boyer. "Notre devoir est de proposer un autre avenir aux Français, pas de vous servir de roue de secours", ajoutent les signataires de la lettre ouverte, qui comptent aussi le député du Vaucluse Julien Aubert, le maire de Cannes David Lisnard, celui de la Garenne-Colombes Philippe Juvin et l'eurodéputé Arnaud Danjean.

La droite supplétif de Macron ? "Inadmissible"

"La droite ne doit pas disparaître, son électorat ne peut être abandonné, des millions d'électeurs ne veulent pas à avoir choisir entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron", a pour sa part assuré la présidente de la fédération LR de Paris Agnès Evren. "Dire que la droite est en train de devenir le supplétif d'Emmanuel Macron, c'est inadmissible", a-t-elle affirmé sur Cnews. 

"Nous sommes héritiers d'un courant national, social, entrepreneurial qui était porté par le général De Gaulle, par Clemenceau, par Pompidou... Nous ne pouvons pas disparaître comme cela", a-t-elle ajouté.
 

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