Tour de France : Anne Hidalgo a également pris un hélicoptère pour se rendre sur une étape de la course cycliste

Tour de France : Anne Hidalgo a également pris un hélicoptère pour se rendre sur une étape de la course cycliste
La maire de Paris Anne Hidalgo à l'Élysée, le 17 avril 2019.

, publié le mercredi 07 août 2019 à 14h30

"Ce n'était pas un hélicoptère pour Anne Hidalgo", s'est défendue la mairie de Paris, expliquant qu'Anne Hidalgo a été invitée par le Tour de France comme "tous les autres maires".

Après le Falcon, l'hélicoptère. La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a de nouveau été pointé du doigt mercredi 7 août par le Canard enchaîné.

Après avoir révélé le 31 juillet que l'élue avait emprunté un avion Falcon pour rallier la 19e étape du Tour de France en Savoie, l'hebdomadaire satirique a indiqué qu'elle avait "fait aussi un tour en hélico".



La mairie de Paris a répondu qu'il n'y "avait pas de polémique à avoir". "Ce n'était pas un hélicoptère pour Anne Hidalgo", a souligné la mairie, expliquant à l'AFP qu'Anne Hidalgo a été invitée par le Tour de France comme "tous les autres maires". "Si l'étape est plus loin que là où le Falcon atterrit, (les invités) prennent un hélicoptère pour (s'y) rendre", a poursuivi la mairie de Paris, rappelant que "ce n'est pas nous qui affrétons les Falcon". 


Certains candidats à la mairie de Paris pour les élections municipales de 2020 ont pointé du doigt le coût environnemental de tels vols. "Si (Anne Hidalgo) est attachée à la protection de l'environnement, elle aurait pu prendre le train (...) pour donner l'exemple", argue dans un communiqué Gaspard Gantzer, candidat indépendant. "Aujourd'hui, il faut de la sobriété, de la retenue dans l'exercice des fonctions publiques", a-t-il ajouté.

Antonio Duarte, l'allié de l'ancien porte-parole du gouvernement et candidat LREM Benjamin Griveaux, a calculé que ce trajet représentait "100 tonnes de kérosène, soit l'équivalent de 12 millions de kilomètres en voiture diesel Crit'Air 5". Soulignant que le "même trajet pouvait être réalisé en TGV et voiture électrique en 4 heures (3:20 TGV et 0:40' voiture), avec un bilan carbone inférieur de 500%", il s'est interrogé sur "l'utilité de se déplacer dans la ville de Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes en Savoie quand vous êtes maire de Paris et que vous accueillez le Tour de France deux jours plus tard".


Dénonçant une "boule puante" lancée par la majorité, le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a regretté sur LCI le "procès d'Anne Hidalgo surtout venant" de membres de LREM alors que la maire "a voyagé avec une ministre du gouvernement dans le même avion". "C'est tout de même un tout petit peu baroque". Il a souligné "qu'aucun autre moyen de déplacement ne permettait d'aller faire cette étape" et qu'"Anne Hidalgo n'a jamais dit qu'on devait renoncer à l'avion".

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