Tensions sur les Champs-Élysées : "inexcusable", une "honte", les incidents fermement condamnés

Tensions sur les Champs-Élysées : "inexcusable", une "honte", les incidents fermement condamnés
Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à proximité des Champs-Élysées, le 14 juillet 2019.

, publié le dimanche 14 juillet 2019 à 20h00

Des dizaines de personnes, dont des "gilets jaunes", sont parvenues dimanche après-midi à investir les Champs-Élysées dans un face à face tendu avec les forces de l'ordre, à l'issue du défilé militaire du 14-Juillet. Le calme est revenu progressivement en fin d'après-midi.

Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat a vivement condamné les incidents sur Twitter.

"Contraste saisissant entre les Français fiers de leurs soldats, de leur engagement pour défendre à l'intérieur et à l'extérieur de nos frontières les valeurs humaines et démocratiques et des groupuscules qui contestent nos principes républicains. Honte à eux!", écrit-il.



Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo a quant à lui déclaré sur LCI : "On tirera les enseignements une fois qu'on aura fini de sécuriser la zone mais il est clair que quelques dizaines d'individus, plutôt d'un profil black block, sont venus rejoindre cet après-midi quelques dizaines de "gilets jaunes". C'est-à-dire qu'au maximum, on doit être autour de 150, 200 personnes. Ce n'est pas sérieux de se retrouver dans cette situation à cause de quelques dizaines d'individus violents".

Philippe Goujon, maire Les Républicains du 15e arrondissement de Paris a estimé les incidents "inexcusables" et mis en cause le dispositif policier. "Il est inexcusable que le jour de la Fête nationale, une heure après le défilé, les Champs-Élysées soient à nouveau livrés aux ultras et aux blacks blocks. Le ministre de l'Intérieur une fois de plus échoue à maintenir la sécurité à Paris. Je mets en cause le dispositif policier inadapté aujourd'hui à Paris pour gérer une journée qu'on savait très difficile avec de nombreux événements et qui n'a pas été anticipée suffisamment au niveau de l'estimation de la violence urbaine que cela pouvait générer. La préfecture de police a mis en place un dispositif de type service d'ordre alors qu'il aurait fallu peut-être mettre en place un dispositif pour contenir des violences urbaines, comme elle l'a fait d'ailleurs à certaines périodes des "gilets jaunes" et ça avait été relativement efficace", a-t-il expliqué à l'AFP.

Christian Estrosi, maire Les Républicains de Nice, a dénoncé sur Twitter "de nouvelles images insupportables !" "Un policier frappé au sol, le 14-Juillet, jour de Fête nationale, sur les Champs-Élysées. Il est urgent de renforcer les sanctions de ceux qui s'en prennent à nos forces de l'ordre et de secours", dénonce-t-il. 


Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national a réagi sur Twitter. "Comment est-ce possible que des Black Blocs et des voyous d'extrême gauche arrivent à tout saccager le jour de notre fête nationale ? Pourquoi cette incompétence chronique d'un Ministre de l'Intérieur en dessous de tout et incapable d'assumer la moindre responsabilité ?", écrit-elle.


Adrien Quatennens, député et coordinateur de La France insoumise, a également réagi sur Twitter sur l'arrestation de trois figures historiques des "gilets jaunes", placées en garde-à-vue dans la journée puis relâchées. "Alors que #BastilleDay est utilisé par @Elysee, on apprend que Eric Drouet, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle ont été interpellés près des Champs-Élysées. Sur quel fondement juridique, s'il vous plaît ? Que célèbre-t-on le 14-Juillet déjà ? La République, c'est eux aussi !", s'insurge-t-il. 


Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, a également dénoncé l'arrestation des "gilets jaunes". "Peut-on savoir sur quel fondement les autorités font interpeller ainsi des citoyens ? Certes, ils sont opposants à la politique du gouvernement mais en quoi est-ce un délit ? Le défilé du 14-Juillet est à tous, notre armée idem. Ce traitement n'est pas républicain ! #GiletsJaunes", écrit-il.


Au total, 175 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police de Paris, d'abord en marge du défilé militaire, où des "gilets jaunes" avaient appelé à manifester, puis lors des échauffourées de l'après-midi. Sur place vers 18h00, le préfet de police Didier Lallement a déclaré que "200 casseurs" s'étaient dirigés sur l'avenue dès la fin du défilé. "Nous les avons repoussés", a-t-il dit, assurant que "les destructions (étaient) extrêmement minimes".

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