Télétravail : le gouvernement envisage un assouplissement dès le 1er janvier

Télétravail : le gouvernement envisage un assouplissement dès le 1er janvier
Élisabeth Borne à Paris, le 12 novembre 2020.

, publié le dimanche 06 décembre 2020 à 10h08

Depuis fin octobre, le télétravail est "la règle" dans les entreprises qui le peuvent et doit rester "le plus massif possible", selon le Premier ministre.

Le gouvernement envisage d'assouplir dès le 1er janvier les instructions données aux entreprises pour soulager les salariés éprouvés par le télétravail à 100%, a rapporté Le Figaro vendredi 4 décembre.

Les salariés le souhaitant pourraient revenir au bureau au moins une fois par semaine. "C'est un palier auquel nous pensons", a déclaré la ministre du Travail, Élisabeth Borne, lors d'une visioconférence avec des professionnels de santé intervenant pour le numéro vert "écoute, soutien et conseil aux télétravailleurs".


La ministre a interrogé ses interlocuteurs sur une organisation prévoyant de travailler pour moitié en présentiel et pour moitié en télétravail.

Elle a par ailleurs rappelé que les partenaires sociaux avaient signé un accord national interprofessionnel sur le sujet. "Ils souhaitent qu'on arrête de normer dès que possible, a indiqué Élisabeth Borne. Ils sont mieux armés pour mettre en œuvre des recommandations d'un télétravail exercé dans la mesure du possible."

Depuis fin octobre et la recrudescence de l'épidémie de Covid-19, le télétravail est "la règle" dans les entreprises qui le peuvent et doit rester "le plus massif possible" dans les prochaines semaines, avait souligné fin novembre le Premier ministre Jean Castex.


Une enquête Ifop réalisée pour la Société foncière lyonnaise (SFL), a révélé jeudi que les salariés de Paris et sa petite couronne veulent travailler plus de jours par semaine à la maison, mais en conservant leur bureau comme lieu d'exercice principal. Les salariés interrogés indiquent, en septembre, vouloir en moyenne télétravailler 2,1 jours par semaine, contre 1,4 jour en février. Mais les salariés sont quand même loin de vouloir revivre le confinement: 63% des personnes interrogées souhaitent travailler la majorité de leur temps au bureau (au moins trois jours par semaine). Ils ne sont que 8% à vouloir travailler exclusivement à distance. 

Après le confinement, "la vie sociale avec les collègues" est la première raison de venir au bureau pour 55% des salariés, contre 47% auparavant. Surtout pour les moins de 30 ans, qui estiment à 55% que leurs collègues "sont aussi des amis". Un chiffre "deux fois plus élevé que pour les plus de 50 ans", note l'enquête.

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