Taxe sur les carburants : Bruno Le Maire répond à l'"incohérence" d'Anne Hidalgo

Taxe sur les carburants : Bruno Le Maire répond à l'"incohérence" d'Anne Hidalgo
Bruno Le Maire à Paris, le 22 septembre 2021.
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publié le mercredi 06 octobre 2021 à 10h51

S'il n'écarte pas une baisse des taxes à l'avenir, le ministre estime qu'elle ne doit venir qu'en dernier recours, pour ne pas perturber la transition écologique.

Le proposition d'Anne Hidalgo de baisser les taxes sur les carburants pour faire face à la hausse des prix est "incohérente", a répondu mercredi 6 octobre le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

"Les carburants augmentent fortement, cela n'a échappé à personne, avec un plus haut historique et les taxes aussi, a déclaré Bruno Le Maire sur RTL. Je note l'incohérence complète de la proposition d'Anne Hidalgo, qui à la fois veut accélérer la transition écologique et qui propose en gros de subventionner les énergies fossiles.

Mais, on n'est pas à une incohérence près dans cette campagne."


"Nous, nous suivons attentivement chacun des prix de l'énergie et nous apportons avec le Premier ministre à chaque fois une réponse pour protéger les Français, a promis le ministre. (...) Sur les prix de l'essence et du diesel, nous allons continuer collectivement à suivre ces prix. Si jamais cette envolée se poursuit, certainement qu'il faudra réagir."

"Notre cap doit rester celui de la transition écologique et les mesures de soutien aux énergies fossiles ne doivent être là que pour protéger les Français, leur éviter que ça ne pèse trop sur leurs budgets", a-t-il insisté.

La maire de Paris et candidate à l'élection présidentielle a prôné mardi soir dans un entretien à Libération de baisser la taxe sur les carburants. "C'est sans doute une différence avec les Verts, j'estime qu'on ne peut pas continuer à demander aux plus fragiles, aux plus modestes ou aux classes moyennes de payer le prix fort de la transition écologique, a-t-elle estimé. La transition écologique ne se fera pas contre ceux qui, aujourd'hui, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois, parce que les loyers, l'énergie et les carburants augmentent mais pas leurs salaires." Il faut donc baisser "les taxes sur le prix des carburants".

"Certains vont m'expliquer que ce n'est pas écologique, a concédé l'édile. Au contraire : on a besoin de raccrocher les catégories populaires à cette transition. Onze millions de personnes ont besoin de leur voiture tous les jours pour aller travailler. Il faut les accompagner pour tourner la page des véhicules thermiques à partir de 2030."

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