"Tant que la pandémie sera là, il y aura un soutien de la part de l'Etat", répond Bruno Le Maire à Olivier Dussopt

"Tant que la pandémie sera là, il y aura un soutien de la part de l'Etat", répond Bruno Le Maire à Olivier Dussopt
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 20 janvier 2021.

publié le vendredi 22 janvier 2021 à 11h10

Le ministre du Budget Olivier Dussopt avait estimé vendredi que 2021 devrait marquer la fin du "quoi qu'il en coûte". 

Alors qu'un troisième confinement semble se profiler et que le ministre de la Santé Olivier Véran plaide pour "la poursuite des mesures sanitaires jusqu'à l'automne", le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis jeudi 22 janvier un soutien "total" à l'économie "tant que la pandémie sera là". 
 



Evoquant sur LCI l'éventualité d'une "énième variante du virus qui apparaîtra(it) à l'été" et contrarierait le scénario espéré d'une maîtrise de la pandémie, le locataire de Bercy a concédé que "dans ce cas là, nous serons obligés de maintenir les mesures de soutien" à l'économie. "Que les choses soient bien claires pour tous nos compatriotes : tant que la pandémie sera là, et qu'elle nous obligera à prendre des mesures de restrictions sanitaires, il y aura un soutien de la part de l'Etat", a-t-il martelé. 

La veille, le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt avait estimé que l'année 2021 devait marquer la fin de la politique du "quoi qu'il en coûte", c'est-à-dire la mobilisation de tous les moyens nécessaires face à la crise sanitaire. "Si 2021 marquera la fin de la crise et de la pandémie comme tout le monde l'espère, il faut aussi que 2021 marque la sortie du ' quoi qu'il en coûte'", avait-il affirmé aux Échos, reprenant l'expression du président de la République Emmanuel Macron au début de la crise.

Pour faire face à l'épidémie, l'Etat a engagé 44,1 milliards de dépenses supplémentaires, dont 41,8 milliards de dépenses d'urgence, selon des chiffres de Bercy.

Le déficit de l'Etat − hors périmètre des collectivités locales et de la sécurité sociale − s'est creusé de 85 milliards d'euros, passant de près de 93 milliards l'an dernier à 178,2 milliards d'euros.
 

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