Taïwan : Jean-Luc Mélenchon maintient ses propos malgré les critiques

Taïwan : Jean-Luc Mélenchon maintient ses propos malgré les critiques
Jean-Luc Mélenchon au Honduras, le 18 juillet 2022

publié le samedi 06 août 2022 à 15h59

Dans un billet de blog du 4 août, il avait estimé, en pleines tensions entre Pékin et Taipei, que "les Chinois règleront le problème entre eux".

Le leader de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, critiqué à gauche pour avoir qualifié de "provocation" la visite de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis Nancy Pelosi sur l'île, maintient ses propos samedi 6 août. Il a même réutilisé le terme en réaffirmant qu'"il n'y a qu'une seule Chine". Dans un nouveau post de blog du 6 août, il se dit "espanté" par les "très étranges réactions" et les "cris d'orfraie" de ses critiques, alors que "nous ne devons pas vouloir d'un nouveau front de guerre".


"Quelle genre de peur règne sur le débat ? Où est passé l'actif président des amitiés franco-chinoises (Jean-Pierre) M. Raffarin (ancien Premier ministre de 2002 à 2005 et ancien président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat) ? Et les signataires de l'accord de coopération de l'UMP avec le Parti Communiste chinois ? Et Fabien Roussel (le secrétaire national du Parti communiste français), après son si récent voyage d'amitié en Chine ? La suffisance des premiers et la prudence effrayée des seconds me consternent", a écrit sur son blog le patron des "insoumis", le 6 août.

Il en également profité pour réitérer ses arguments concernant la position française sur la Chine : "Je n'ai fait que répéter la doctrine constante de notre pays (la France, rappelons-le) depuis 1965 à propos de la Chine. Il n'y a qu'une seule Chine", "cela est également réglé par les accords internationaux acceptés par notre pays et les membres de l'ONU", et "Chine et USA s'engagent à respecter la souveraineté et l'unité territoriale de l'autre".

Désaccords au sein de la Nupes

Au sein de la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale), le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou avait dénoncé, le 5 août, "une vision assez datée" et "un vrai cynisme en matière de géopolitique" de la part de Jean-Luc Mélenchon. 


De son côté, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, jugeait que si "l'opportunité de la visite de Nancy Pelosi à Taïwan est discutable, la volonté des Taïwanais de vivre en démocratie ne l'est pas".


L'ex-candidat à la présidentielle se demande si ses critiques "pensent que la Chine millénaire va s'incliner devant leurs gesticulations", et pointe un risque de voir Pékin "entrer en convergence plus étroite avec la Russie" tandis que se formerait "un bloc plus homogène entre les USA et l'Europe 'quoi qu'il en coûte' en matière d'asservissement et de risque de guerre".

 

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