Suppression de l'ISF : Alain Juppé "a conscience" que sa mesure est "impopulaire"

Suppression de l'ISF : Alain Juppé "a conscience" que sa mesure est "impopulaire"

Alain Juppé, le 10 mai 2016, à Paris

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Orange avec AFP, publié le jeudi 12 mai 2016 à 11h20

Après avoir exploré le terrain de l'éducation avec "Mes Chemins pour l'école" puis celui des fonctions régaliennes avec "Pour un État fort", Alain Juppé s'attaque à la fiscalité dans "Cinq ans pour l'emploi". Son troisième livre de campagne détaille un programme économique centré sur l'objectif d'un retour au plein emploi.

Principales mesures : un allègement global de la taxation des revenus du capital, ainsi que la suppression controversée de l'impôt sur la fortune. "J'ai parfaitement conscience que supprimer l'ISF est impopulaire" concéde le maire de Bordeaux, qui affiche sa volonté réformiste : "Bien sûr, ce que je présente n'est pas du miel." "Est-ce que les Français sont prêts à entendre la vérité ou pas? "Je ne veux pas être élu en racontant des histoires", a-t-il insisté dans une interview accordée ce jeudi matin à RTL. "Moi je prends le risque de dire la vérité parce que c'est la seule façon ensuite de réussir les réformes", a-t-il lancé.

JUPPÉ DÉNONCE UNE "INEPTIE" FISCALE

Candidat déclaré à la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé a taclé le chef de l'État sur son programme présenté en 2012. "Monsieur Hollande a dit 'sus à la finance', moi je dis mon ennemi c'est le chômage". "Nous avons tous dit qu'il fallait taxer les revenus du capital comme ceux du travail : c'est une ineptie." L'ancien Premier ministre s'est appuyé sur un exemple chiffré pour étayer son propos. "Quand une entreprise distribue 100 euros de dividendes, qu'est ce qu'il reste aux actionnaires après avoir payé tous les impôts ? En Allemagne 51 euros, en Grande-Bretagne 39 euros, en France 36 euros... et après le paiement de l'ISF : 3 euros" a t-il expliqué, constatant que "l'argent s'en va" de l'économie française. Mardi 10 mai, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac avait déjà critiqué un impôt qui fonctionne comme un "piège contre l'investissement".

Interrogé sur le fait que son programme comportait des mesures de baisse d'impôts uniquement pour "les ménages fortunés", Alain Juppé a défendu un autre pan de son programme avec "6 milliards d'euros" pour "les classes moyennes" et "les familles moyennes qui ont été matraquées depuis 2012". Il a notamment mis en avant le relèvement du plafond du quotient familial et l'encouragement des emplois de service à domicile. "Ma priorité c'est le rétablissement du plein emploi et je pense que pour y arriver il faut d'abord cibler les baisses d'impôts sur nos entreprises pour les remettre en situation de compétitivité", a-t-il ensuite expliqué.
 
64 commentaires - Suppression de l'ISF : Alain Juppé "a conscience" que sa mesure est "impopulaire"
  • au lieu de s'occuper des rentrées fiscales de l'ISF Monsieur ECKERT, qui cherche des fonds dans les poches des contribuables pourrait avantageusement se pencher sur les économies considérables et faciles à trouver: réintégration de Monsieur BARTOLONNE dans la préfectorale pour qu'il puisse toucher la retraite correspondante (n'est-il pas déjà assez gaté par la République???), budget faramineux du conseil économique et social qui fait des rapports qui vont droit à la poubelle, création d'une taxe POUR RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES EVENTUELLES (????) perçue pour tout permis de construire: celà, malheureusement, n'est qu'un tout petit petit exemple de l'immense ponction organisée par les élus sur les contribuables

  • Pas grave cette ineptie diabolique qui a fait que les capitaux ont fui la France et les emplois avec a été inventé par un individu bien au chaud au conseil constitutionnel. A propos où en est le dossier de son cher fils qui a acheté un appartement de 7 millions d'euros en étant au chômage. Curieux comme certains dossiers n’avancent pas avec la justice française.

  • Juppé est au contraire le pire de l'UMP; il l'a montré au cours de sa carrière politique.
    De plus il n'a pas appris de ses erreurs du passé

  • Juppe président, c'est moins de dépenses de coiffeur à l'Elysée. Il a oublié de souligner ce point important dans son programme alors qu'il s'agit de la seule économie qu'il est en mesure de réaliser.

  • Pas de projet d'avenir, c'est regrettable. Que de la comptabilité.

    Si, si, il a un projet d'avenir, devenir président.

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