Stéphane Le Foll : "Le parti socialiste ne va pas se reconstruire en quelques semaines"

Stéphane Le Foll : "Le parti socialiste ne va pas se reconstruire en quelques semaines"
Stéphane Le Foll : "Le parti socialiste ne va pas se reconstruire en quelques semaines"

Orange avec AFP, publié le dimanche 02 juillet 2017 à 11h45

Stéphane Le Foll appelle à la reconstruction du Parti socialiste, au lendemain de l'annonce du départ de Benoît Hamon. L'ex-porte-parole du gouvernement souhaite que tous ceux qui ne seraient pas investis pleinement dans la refondation du parti fassent leurs cartons.



Le député et ex-ministre de l'Agriculture a fustigé la décision de Benoît Hamon de quitter le PS. "Son départ était pratiquement écrit", a commenté Stéphane Le Foll au micro de France Info dimanche 2 juillet. "L'idée qu'ont certains est qu'il suffit de créer des mouvements, pour qu'une idée, de manière extrêmement rapide, change la réalité. Non. Il faut être organisé", a-t-il souligné, en réaction au lancement du "Mouvement du 1er juillet" initié la veille par Benoît Hamon.

"Le parti socialiste ne va pas se reconstruire en quelques semaines", a poursuivi l'ancien porte-parole de l'exécutif. "Le socialisme est une idée qui a plus d'un siècle. Elle a été portée par des gens qui ont eu déjà ce type de débat, entre le début du socialisme, les révolutionnaires et ceux qui étaient socio-démocrates et qui l'ont, au bout du compte, emporté", a-t-il rappelé. "Je pense qu'on est au même moment.(...) La vieille maison doit être rénovée mais elle est toujours là", a-t-il asséné, reprenant une expression de Léon Blum. "On ne part pas zéro. Il y a plus de 100 ans d'histoire."



Après Manuel Valls, c'est donc Benoît Hamon, le porte-étendard du PS à la présidentielle, qui a claqué la porte. Samedi, le vainqueur de la primaire avait réuni environ 11.000 personnes sur la pelouse de Reuilly, à Paris, pour annoncer qu'il quittait sa famille politique historique pour faire émerger une nouvelle force à gauche. Son "Mouvement du 1er juillet" veut s'inscrire dans une ligne plus sociale que celle adoptée par le PS ces dernières années. "Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses", a déclaré l'ex-député des Yvelines. "Ma conviction est qu'aujourd'hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d'Épinay", qui avait marqué la fondation du Parti socialiste en 1971. "Je quitte un parti mais je n'abdique pas l'idéal socialiste", avait nuancé l'ex-prétendant à l'Élysée.





Pourquoi quitter le PS, après avoir porté ses couleurs à la présidentielle, et alors que de nombreux cadres ont rejoint la République en marche ? "Le mouvement (du 1er juillet), pour qu'il ait de la crédibilité, supposait que je mette un terme à mon appartenance au PS", a expliqué Benoît HAmon samedi. "Manuel Valls s'en va, Benoît Hamon aussi. Moi je reste, car le Parti socialiste refondé c'est la gauche à venir", avait tweeté dans la foulée le premier secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

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