Stanislas Guérini : "les autres ne pensent qu'à 2022"

Stanislas Guérini : "les autres ne pensent qu'à 2022"
Stanislas Guérini à Matignon, le 20 mai 2020.

, publié le dimanche 20 septembre 2020 à 17h30

Le délégué général de LREM s'est attaqué aux personnalités politiques de droite, trop concentrées selon lui sur l'échéance de 2022.

Xavier Bertrand, Guillaume Peltier, Marine Le Pen... depuis plusieurs jours, une échéance revient régulièrement : la présidentielle de 2022. 


"Il ne faut pas se tromper d'élection", a lancé dimanche 20 septembre Stanislas Guérini, délégué général de LREM. Il fustige les velléités qu'aurait la droite de faire des régionales "le premier tour de l'élection présidentielle".

Selon Stanislas Guérini, qui s'exprimait en visioconférence aux journées de rentrée du MoDem, "les uns et les autres au fond envisagent l'élection régionale comme le premier tour de la présidentielle, comme la primaire de leur formation politique". "Je crois que ça serait une erreur profonde que de l'envisager comme ça", a-t-il jugé.

"Là où les autres ne pensent aujourd'hui qu'à 2022, je crois profondément qu'on doit être concentré sur les semaines qui viennent, sur les points d'attention de nos concitoyens", a-t-il développé, alors que Xavier Bertrand a assumé dimanche, sur Europe 1, son ambition d'être candidat à la présidentielle de 2022.

"Porter l'intérêt général"

"Nous, nous devons porter l'intérêt général, nous devons porter l'enjeu de relance", a insisté Stanislas Guérini, soulignant que le gouvernement aura "besoin de régions"avec lesquelles il "travaillera main dans la main pour réussir" le plan de relance.

Le président des Hauts-de-France, qui a quitté Les Républicains en 2017, a décrit les élections régionales de mars 2021, lors desquelles il visera sa réélection, comme son "rendez-vous de la confiance". Stanislas Guérini a encore vanté la "maison commune" qu'est selon lui la majorité présidentielle à laquelle appartient le mouvement de François Bayrou.

Pour le député de Paris, "elle doit être respectueuse des sensibilités, des histoires, des spécificités de chacune des organisations qui la composeront", sans "esprit d'effacement" ni d'"enfermement". "Plus le mandat avancera, plus les échéances électorales avanceront, moins nous aurons le droit de ne pas être d'accord", a-t-il souligné.
 

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