Soupçons de financement libyen : Nicolas Sarkozy contre-attaque

Soupçons de financement libyen : Nicolas Sarkozy contre-attaque
Nicolas Sarkozy accueille son homologue Mouammar Kadhafi à l'Elysée, le 12 décembre 2007.

Orange avec AFP, publié le dimanche 03 juin 2018 à 11h18

L'ancien président de la République demande l'annulation de sa mise en examen dans le cadre de l'enquête sur le financement de sa campagne présidentielle en 2007.

Nicolas Sarkozy a demandé à travers son avocat Thierry Herzog, mercredi 30 mai, l'annulation des poursuites dans le dossier libyen, selon le Journal du Dimanche (JDD). Les juges le soupçonnent d'avoir bénéficié d'un financement par la Libye pour sa campagne présidentielle de 2007.



L'ancien président de la République a été mis en examen le 21 mars dernier pour "corruption passive", "recel de détournement de fonds publics" et "financement illicite de campagne électorale".

L'immunité présidentielle de Nicolas Sarkozy

"Les poursuites engagées à l'encontre de Nicolas Sarkozy sont entachées de nullité", estime Thierry Herzog. L'avocat a demandé "l'invalidation de sa mise en examen et au-delà, l'annulation d'une grande partie de l'instruction des juges Serge Tournaire, Aude Buresi et Clément Herbo".

Dans une note de 48 pages, Me Herzog, dénonce "la violation par (les juges d'instruction) de plusieurs dispositions constitutionnelles, conventionnelles et législatives", et souligne "la particulière gravité" de ces erreurs, qui selon lui devraient déboucher sur une suspension immédiate de l'enquête.



Pour Thierry Herzog, la mise en examen de son client couvre une période durant laquelle Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur (2005-2007), ce qui relève de la Cour de justice de la République, puis Président de la République (2007-2012), alors que la Constitution interdit toute poursuite envers le chef de l'Etat en raison de son immunité présidentielle.

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