SNCF : "Une grève politique" pour Élisabeth Borne

SNCF : "Une grève politique" pour Élisabeth Borne
La ministre des Transports, Élisabeth Borne, le 9 mai 2018.

Orange avec AFP, publié le dimanche 17 juin 2018 à 11h59

Dans un entretien accordé au Parisien, la ministre des Transports Élisabeth Borne estime que la grève menée à la SNCF par la CGT Cheminots et Sud Rail n'a pas pour objectif de "défendre le service public" mais de "contester le gouvernement".

Alors qu'une seizième séquence de grève de deux jours démarre ce dimanche 17 juin à la SNCF, la réforme ferroviaire a été définitivement adoptée cette semaine au Parlement.

"Le gouvernement a fini sa part de la réforme", affirme la ministre. "Une nouvelle page s'ouvre avec la négociation collective au niveau de la branche ferroviaire entre les syndicats l'UTP", le patronat du secteur, dont la première réunion s'est tenue vendredi.

Les syndicats en sont sortis divisés : la CGT Cheminots a dénoncé une "provocation" tandis que CFDT et Unsa ont vu des avancées.

"Il faut que SUD et la CGT sortent de cette posture"

Élisabeth Borne confie son "bon espoir qu'on aboutisse à un accord" avec la CFDT et l'UNSA "d'ici à fin 2019" car ces deux syndicats "ont obtenu du patronat des garanties en matière de protection sociale, de facilités de circulation ou de prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des rémunérations".





Mais la CGT cheminots et SUD Rail ont annoncé leur intention de continuer la grève en juillet. Pour Elisabeth Borne, "leur grève est une grève politique". Elle cible particulièrement la CGT cheminots dont "le sens du combat (...) n'est pas la défense du service public, c'est une contestation du gouvernement".

"Il faut que SUD et la CGT sortent de cette posture. Après la semaine du bac, est-ce que l'objectif, c'est de perturber les vacances des Français ?" demande la ministre.

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