SNCF : pour Nicolas Sarkozy, les cheminots "ne travaillent pas 35 heures"

SNCF : pour Nicolas Sarkozy, les cheminots "ne travaillent pas 35 heures"
Nicolas Sarkozy à Lille, le 9 juin 2016

publié le jeudi 09 juin 2016 à 08h45

- Au lendemain de son meeting à Lille, Nicolas Sarkozy a émis un avis tranché sur les mouvements sociaux paralysant le pays, avec dans son viseur la SNCF. "Cette grève est un scandale", a vociféré le président des Républicains dans une interview accordée jeudi 9 juin à Europe 1, alors que la CGT a mené une nouvelle action coup de poing au marché de Rungis tôt ce matin.

Après avoir indiqué que "les Français ont été durement éprouvés par les inondations, attendent avec impatience l'Euro", l'ancien chef de l'État a déploré la situation de blocages, conduits selon lui pour des "raisons corporatistes". À la SNCF, la grève a été reconduite par les assemblées générales de cheminots en Ile-de-France et dans la plupart des régions, pour la neuvième journée consécutive, tandis qu'une autre a été annoncée chez Air France.

"QUAND ON MENT, C'EST UN PEU PLUS FACILE DE GAGNER LES ÉLECTIONS"

Interrogé sur les causes de la grève, Nicolas Sarkozy a déclaré que les personnels de la SNCF s'opposaient à la "bonne" réforme conduite par Guillaume Pepy, et "qui consistait à demander aux conducteurs de train et aux cheminots de travailler 35 heures". "Parce qu'ils ne travaillent pas 35 heures !", a t-il lâché. Selon l'ancien président de la République, le gouvernement a plié face à des groupes minoritaires.

"On sacrifie la SNCF !," a-t-il lancé, avançant que "comme le pouvoir est faible, il cède". Sur Manuel Valls et François Hollande ? "Ils lâchent tout. Chaque jour un chèque de plus". "On a la double peine" déplore t-il : "1) On n'a pas la loi El Khomri qui est un tout petit avantage, 2) On a les blocages".


Pour le probable futur candidat à la primaire de la droite et du centre pour l'élection présidentielle de 2017, François Hollande "paie le prix du mensonge". "Quand on ment, c'est un peu plus facile de gagner les élections", lance t-il à l'encontre du chef de l'exécutif, évoquant des électeurs qui "ont le sentiment justifié d'avoir été bernés".

Face aux blocages, l'ancien chef de l'État a plaidé pour un service minimum élargi au transport aérien et aux secteurs stratégiques. "Ce sont toujours des minorités qui bloquent (...). Pour la situation d'aujourd'hui, on réquisitionne chaque fois que c'est bloqué", propose t-il.

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