SNCF : "J'ai l'impression d'une grève par habitude", déplore Jean-Baptiste Djebbari

SNCF : "J'ai l'impression d'une grève par habitude", déplore Jean-Baptiste Djebbari
Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, le 10 mai à Gare de l'Est, à Paris.

, publié le lundi 07 septembre 2020 à 15h05

Alors que la CGT cheminots appelle à faire grève le 17 septembre prochain, le ministre délégué aux Transports a expliqué auprès de Franceinfo qu'il "aurait espéré qu'il y ait une forme de paix sociale souhaitable pour tous" dans "un moment compliqué pour la France".

La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a déposé fin août un préavis de grève pour le 17 septembre, lancée par la CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse. Une journée nationale d'action pour "lutte(r) contre la précarité et la pauvreté, (pour la) hausse des salaires, (le) développement des services publics, (et l')abandon définitif de la réforme des retraites", mais dont les motivations sont incompréhensibles pour Jean-Baptiste Djebbari. 



"J'ai du mal à comprendre très honnêtement cette grève.

Elle se raccroche au mouvement confédéral mais j'ai l'impression d'une grève par habitude, c'est dommage", a déploré le ministre délégué aux Transports sur Franceinfo lundi 7 septembre. "Dans un moment compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour tous les transports publics (...), j'aurais espéré qu'il y ait une forme de paix sociale souhaitable pour tous", a-t-il ajouté.

D'autant que le gouvernement "investit plus que jamais dans le ferroviaire", en y consacrant 4,7 des 11,5 milliards d'euros du plan de relance consacrés aux transports, a rappelé le ministre. "Lorsqu'on est dans une crise profonde (...), tout le monde doit s'y mettre. Ca veut dire parfois requestionner des matrices idéologiques ou des préconceptions politiques qui aujourd'hui n'ont pas lieu d'être", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre Jean Castex en avait appelé la semaine passée "au sens des responsabilités de chacune et chacun". "Dans le contexte sanitaire (...), économique, social (actuel), cette grève, on a du mal à la comprendre", avait de son côté déploré vendredi sur RTL le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, se disant convaincu qu'elle serait "assez peu suivie, avec peu de perturbations". "Je sens que le climat social actuellement chez les cheminots n'est pas à faire une grève dont on se pose la question de la motivation profonde", avait-il affirmé.

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