"Si nous n'avions rien fait..." : Olivier Véran justifie le confinement

"Si nous n'avions rien fait..." : Olivier Véran justifie le confinement
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 5 novembre à Paris.

publié le jeudi 05 novembre 2020 à 19h00

Sans confinement, la deuxième vague aurait été encore plus forte, a expliqué jeudi 5 novembre le ministre la Santé lors de son point hebdomadaire sur la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19. 




"La deuxième vague est là et violente", a prévenu jeudi 5 novembre Olivier Véran. S'il n'a fait aucune annonce notable lors de sa conférence de presse hebdomadaire sur la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, le ministre de la Santé a en revanche dressé un bilan alarmiste de la situation en France qui justifie le reconfinement décidé la semaine dernière, selon lui.

"La situation épidémiologique est grave (...) L'épidémie est massive et elle diffuse largement", a également insisté le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, expliquant que la France était le pays le plus touché d'Europe avec 1,6 million de cas.

447 personnes ont été admises en réanimation ces dernières 24 heures en France, a annoncé le numéro deux du ministère de la Santé, précisant qu'"une personne sur quatre" parmi eux "ne survivra pas". Par ailleurs, 58.046 personnes ont été testées positives ces dernières 24 heures, a-t-il également indiqué, un record. "Ces dernières sont peut-être les hospitalisées de demain", s'est-il alarmé. 

Une situation qui justifie le recours au confinement, a assuré Olivier Véran. "Si nous n'avions rien fait, il y aurait eu à la mi-novembre quelque 9.000 malades en réanimation. Ca aurait été une situation catastrophique", a avancé le ministre. En Auvergne-Rhône-Alpes, qui est la région la plus touchée par l'épidémie de Covid-19, sans confinement, il y aurait eu deux fois plus de patients en réanimation que les capacités hospitalières de la région, a-t-il expliqué. "Ce n'était pas soutenable et il fallait absolument l'éviter", a-t-il insisté. Pour réduire le risque de saturation, la région a déjà eu recours à 43 évacuations de patients vers d'autres régions et 200 autres sont d'ores et déjà prévues. 

Plus nous serons rigoureux, moins le confinement sera long 

Au pic de l'épidémie, prévu pour la mi-novembre, la vague sera très forte mais "moins intense" que la première vague, selon les estimations du ministère de la Santé. A condition que les mesures barrières et le confinement soient respectés, a insisté Olivier Véran. "Si nous ne respectons pas suffisamment le confinement, si le virus continue à circuler au même rythme, alors nous connaîtrons un risque fort de saturation au niveau national dès la mi-novemmbre avec plus de 7.000 patients atteints de Covid-19 en réanimation, soit plus de 70% de notre capacité maximale", a-t-il poursuivi. "La deuxième vague serait donc plus haute que la première, et plus longue." "Plus nous serons rigoureux, moins le confinement sera long", a-t-il insisté.

"Je crois que le confinement est respecté par les Français", a-t-il néanmoins estimé, face aux inquiétudes liées au monde aperçu dans les rues. Il a notamment rappelé que la fréquentation du trafic de la RATP avait drastiquement chuté, tout comme sur les routes. "On retrouve là une dynamique qu'on a pu connaître lors du premier confinement", explique-t-il. 
 

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