Service national universel : "94% des volontaires se disent satisfaits"

Service national universel : "94% des volontaires se disent satisfaits"
Gabriel Attal, le secrétaire d'État à la Jeunesse, à l'Élysée, le 19 juin 2019.

, publié le dimanche 10 novembre 2019 à 12h05

Le secrétaire d'État à la Jeunesse dresse un bilan "positif" de la première phase du SNU. 30.000 jeunes devraient être accueillis dans ce cadre en 2020 avant une généralisation "en 2023 ou 2024".

Interrogé par le Journal du Dimanche daté du 10 novembre sur le Service national universel (SNU), Gabriel Attal, le secrétaire d'État à la Jeunesse, a déclaré que le bilan était "positif".

"94% des 2.000 volontaires se disent satisfaits du séjour de cohésion effectué en juin. Et leurs motifs de satisfaction correspondent bien à nos objectifs : mixité sociale, envie de s'engager, formation aux premiers secours, savoir réagir en cas de crise... C'est très encourageant", s'est réjoui le secrétaire d'État. 


En 2020, l'objectif est d'"accueillir autour de 30.000 jeunes en fonction des capacités d'hébergement". "Nous irons au maximum des places disponibles et y consacrerons 30 millions d'euros", a précisé le secrétaire d'État. "La campagne pour recruter les volontaires sera lancée en janvier", a-t-il ajouté. Dès 2022, le SNU pourra concerner "de 200.000 à 300.000 jeunes" et "être généralisé en 2023 ou 2024" pour un coût "inférieur à 1,5 milliard d'euros, soit moins de 1,5% du budget global consacré à la jeunesse", a indiqué Gabriel Attal.


Parmi les points d'amélioration relevés, certains contenus du SNU. "J'avais fixé une règle claire : privilégier la pédagogie active à travers des jeux de rôle, des débats, etc. Et bannir les cours magistraux", a expliqué le secrétaire d'État. "S'il y a eu de bonnes initiatives - simulation ­d'accident pour sensibiliser à la sécurité routière, ramassage de déchets -, ça n'a pas été le cas partout", a-t-il rapporté. "Pour 2020, nous ­devrons vraiment éviter la théorie et favoriser la participation des jeunes", a-t-il estimé.

Interrogé sur les emplois du temps, critiqués pour être trop chargés, le secrétaire d'État a expliqué : "C'est vrai qu'ils étaient parfois denses. Il faut trouver le juste équilibre. Le SNU n'est ni une colonie de vacances ni le bagne. Les jeunes ne viennent pas pour se reposer, mais pas non plus pour souffrir". "Il faudra mieux répartir les activités sur les deux semaines", a ajouté le secrétaire d'État.
 

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