Séparatismes : Emmanuel Macron évoque le "passé colonial" de la France et ses "traumatismes"

Séparatismes : Emmanuel Macron évoque le "passé colonial" de la France et ses "traumatismes"
Emmanuel Macron aux Mureaux, le 2 octobre 2020.

, publié le vendredi 02 octobre 2020 à 12h22

La guerre d'Algérie fait notamment partie des ces "traumatismes", sur lesquels la France n'a jamais "déplié les choses".

Emmanuel Macron a dévoilé, vendredi 2 octobre, son plan d'action pour mieux protéger la République contre les "séparatismes", principalement celui de l'islamisme radical. En plus d'annoncer les mesures qui seront présentées le 9 décembre en Conseil des ministres, le président a évoqué le "passé colonial" de la France, et des "traumatismes" non réglés.

"J'ajoute un dernier point, pour essayer de décrire, de la manière la plus humble, sans doute imparfaite, ce que nous avons vécu et ce que nous vivons, a déclaré Emmanuel Macron. Nous sommes un pays qui a un passé colonial. Et, c'est ainsi. Et qui a des traumatismes qu'il n'a toujours pas réglé, avec des faits qui sont fondateurs dans notre psyché collective, dans notre projet, dans notre manière de nous voir.


"La guerre d'Algérie en fait partie, a-t-il estimé. Et au fond, toute cette période de notre histoire est revue comme à rebours, parce que nous n'avons jamais déplié les choses nous même."

"Et donc, nous voyons des enfants de la République -parfois d'ailleurs enfants ou petits enfants-, de citoyens issus de l'immigration, et venus du Maghreb ou de l'Afrique subsaharienne, revisiter leur identité par un discours postcolonial ou anticolonial, a analysé le président. Nous voyons des enfants, dans la République, qui n'ont jamais connu la colonisation, dont les parents et les grands-parents sont sur notre sol depuis longtemps, mais qui tombent dans le piège méthodique de certains autres, qui utilisent ce discours, cette forme de haine de soi que la République devrait nourrir contre elle-même, mais aussi de tabous que nous avons nous-même entretenus. Et faisant miroiter leurs origines, (ils) nourrissent aussi ce séparatisme."

"Je distingue méthodiquement ces éléments, a encore précisé le président. Mais ils se mélangent tous dans la réalité de nos vies."

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