Séparatisme: Le Pen demande à Darmanin des mesures "extrêmement fermes"

Séparatisme: Le Pen demande à Darmanin des mesures "extrêmement fermes"
La présidente du RN Marine Le Pen (D) avant une réunion avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin (G) le 6 octobre 2020 à Paris

, publié le mardi 06 octobre 2020 à 13h35

Marine Le Pen a réclamé mardi à l'issue d'une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin des mesures "efficaces" et "extrêmement fermes" dans le projet de loi en préparation contre l'islam radical.

Le texte "nous apparaît très important dans ses objectifs mais nous semble encore enregistrer des défaillances, peut-être des manques, très certainement des oublis, sûrement volontaires", a déploré la présidente du Rassemblement national après une rencontre d'1H40 qu'elle a qualifiée de "cordiale".

Le ministre de l'Intérieur consulte tous les chefs de partis sur ce projet de loi, qui sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Marine Le Pen déplore qu'Emmanuel Macron, dans son discours vendredi contre les "séparatismes" et l'islam radical, n'ait rien dit sur l'immigration.

Or "l'immigration massive est le terreau du communautarisme qui lui-même est le terreau du fondamentalisme islamiste", a réaffirmé la dirigeante d'extrême droite, qui réclame une réforme du code de la nationalité, et prévoit de lancer une campagne, avec les partis alliés du RN en Europe, contre le pacte européen sur la migration et l'asile proposé par Bruxelles fin septembre.

"Quand on prend conscience d'un danger que nous dénonçons, par ailleurs, depuis 30 ans, bien sûr, je ne peux que m'en réjouir. Maintenant je voudrais que les décisions qui soient prises (...) soient efficaces" et "extrêmement fermes parce que je pense qu'on a perdu beaucoup de temps et je ne voudrais pas qu'on perde le combat", a-t-elle déclaré .

L'unique sénateur du RN Stéphane Ravier, qui a aussi participé à la rencontre, a fait part au ministre de ses "inquiétudes" à propos d'élus locaux qui font "le jeu des fondamentalistes islamistes", a rapporté Mme Le Pen.

A propos du changement de l'intitulé du projet de loi, destiné à lutter contre les "séparatismes", qui pourrait s'appeler "projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains", selon M. Darmanin, elle s'est dite "ravie qu'on combatte pour la laïcité" mais jugé que ce n'était "pas suffisant". "Il faut être capable de dire contre quoi nous luttons".

"Les concepts sont encore un peu difficiles à maîtriser" quand Emmanuel Macron parle d'"islamisme radical" parce qu'"il n'y a pas d'islamisme modéré", avait critiqué Marine Le Pen quelques heures auparavant sur RTL.

Contre l'islam radical, "il faut arrêter cette immigration massive" en limitant le solde migratoire à 10.000 personnes, parce que "400.000 personnes accueillies chaque année, c'est beaucoup trop", et "expulser tous ceux qui, dans notre pays, soit commettent des délits et des crimes" soit "professent des prêches contre les valeurs de la République française", avait-elle plaidé.

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