Sens Commun tend la main à Marion Maréchal-Le Pen

Sens Commun tend la main à Marion Maréchal-Le Pen
L'ancienne députée Front national du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, le 20 janvier 2017 à Fougères (Ille-et-Vilaine).

Orange avec AFP, publié le mardi 10 octobre 2017 à 17h22

Dans un entretien accordé au nouveau mensuel L'Incorrect, le président de Sens Commun, Christophe Billan, se dit prêt ce mardi 10 octobre à une "plateforme" politique commune avec l'ex-députée FN Marion Maréchal-Le Pen, retirée de la politique.

"Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème", assure le président de Sens Commun, émanation politique de la "Manif pour tous" au sein des Républicains. "Mais si elle est plus Le Pen que Marion, j'aurai un souci".

"Nous avons parlé avec Marion Maréchal-Le Pen et nous l'avons assumé", ajoute-t-il. La porte-parole de Sens Commun Madeleine de Jessey et Marion Maréchal-Le Pen, alors députée du Vaucluse, avaient discuté dans un numéro de mai 2016 de l'hebdomadaire Famille Chrétienne.

"IL FAUT FAIRE UN PROGRAMME COMMUN DE LA DROITE"

"Le problème de Marion Maréchal-Le Pen reste le nom Le Pen et non la plupart de ses idées (...). J'observe que depuis que j'ai 20 ans une famille, forte en gueule, n'a pas réussi à dépasser le stade de l'agitation pour atteindre quelque chose de clair", critique-t-il. Sens Commun pourrait "partir certainement" des Républicains si, en cas d'élection de Laurent Wauquiez à sa tête en décembre, celui-ci "privilégie les alliances d'appareil au détriment des idées et des militants".

"Mais nous participerons avec bonheur à l'élaboration d'une plate-forme réunissant toutes les bonnes volontés d'une droite véritable", dit-il, affirmant pour l'instant rester à LR car "nous avons réussi à infuser nos idées, à peser durant la présidentielle", et présentant Sens Commun comme "un acteur majeur" du parti de droite.



"Il faut faire" un programme commun de la droite, comme l'a proposé le patron de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, défend aussi Christophe Billan dans ce magazine où officient plusieurs proches de Marion Maréchal-Le Pen. Dans la course à la tête de LR, Christophe Billan dit que Sens Commun "n'a pas encore choisi mais nous le ferons". Le mouvement s'affirme "prudent" vis-à-vis du favori Laurent Wauquiez, à qui ses détracteurs reprochent sa supposée proximité avec Sens commun : Christophe Billan cite l'exemple de Nicolas Sarkozy dont "les grands discours n'ont pas été suivis d'effet".

"La personnalité de Julien Aubert", député LR du Vaucluse et concurrent du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, "nous semble intéressante. Il faut le rencontrer et discuter avec lui. Nous l'aiderons à être candidat et à obtenir des parrainages, contrairement (au juppéiste) Maël de Calan, jeune mais déjà vieux", ajoute Christophe Billan.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.