Sénatoriales: la droite "renoue avec la victoire", se félicite Jacob (LR)

Chargement en cours
Christian Jacob le 25 juin 2020 à Neuilly-sur-Seine
Christian Jacob le 25 juin 2020 à Neuilly-sur-Seine
1/2
© AFP, STEPHANE DE SAKUTIN

, publié le lundi 28 septembre 2020 à 09h57

La droite "renoue avec la victoire", s'est félicité lundi le patron des Républicains Christian Jacob au lendemain des élections sénatoriales lors desquelles la majorité de droite et du centre est sortie renforcée.

"On renoue avec la victoire", s'est-il réjoui sur France Inter, alors que "depuis huit ans" la droite avait "perdu deux présidentielles, deux législatives", et accusé "un échec cinglant aux européennes".

En 2020, "nous avons gagné les municipales. C'est-à-dire que sur les élections territoriales, les Français ont fait confiance aux candidat de droite, et notamment aux candidats Les Républicains, et les élections sénatoriales, c'est le prolongement: on gagne dix sièges au Sénat, ce n'est pas rien, ce n'est pas anecdotique, c'est ce qui va nous permettre de nous préparer aux autres échéances territoriales, aux départementales et aux régionales" de 2021.

Interrogé sur des tentatives de débauchage de la part des sénateurs LREM François Patriat et Sébastien Lecornu pour tenter d'attirer des sénateurs LR dans leur groupe, Christian Jacob a estimé qu'ils devaient "arrêter avec ces petites combines" et cette "petite politique politicienne".

Il a remarqué que "M. Lecornu a été sévèrement secoué dans son département (l'Eure, NDLR), il est arrivé en deuxième position" face aux "Républicains arrivés en tête".

La majorité de droite et du centre au Sénat est sortie renforcée des élections de dimanche, marquées globalement par une grande stabilité, et l'annonce par les écologistes de la formation d'un groupe politique.

"154 sénateurs alors que nous partions de 144, dans nos estimations les plus hautes nous ne l'espérions pas (...) Si nous gagnons des sièges c'est bien parce que certains en perdent: les socialistes en perdent, La République en marche en perd, les radicaux de gauche en perdent", a commenté Philippe Dallier, vice-président LR du Sénat, sur Public Sénat.

"La présidentielle c'est autre chose, mais bien évidemment pour les départementales et les régionales à venir, il y a quelques leçons à tirer de ces élections sénatoriales: oui lorsque nous sommes unis nous sommes plus forts", a-t-il estimé, en plaidant aussi pour une "clarté" de la ligne politique défendue par le parti de droite face à LREM.

Tout en se réjouissant d'avoir atteint "l'objectif fixé", celui de "rester le 2e groupe au Sénat", le patron des sénateurs PS Patrick Kanner a, lui, regretté la perte de quelques sièges à cause des divisions de la gauche.

"C'est pas la droite qui les gagne, c'est la gauche qui les perd essentiellement par la division", a-t-il analysé sur Public Sénat en citant l'Ardèche, les Deux-Sèvres, en regrettant une stratégie "perdant-perdant".

Quant au groupe communiste au Sénat, "il se renforce avec deux sénateurs supplémentaires, ce qui est une bonne nouvelle pour nos concitoyens", s'est félicité le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur Sud Radio, y voyant "un bon signe que la vraie gauche, la gauche authentique et sincère, se renforce".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.