Selon Marine Le Pen, la réélection d'Emmanuel Macron serait un "grand malheur" pour la France et conduirait au "chaos général"

Selon Marine Le Pen, la réélection d'Emmanuel Macron serait un "grand malheur" pour la France et conduirait au "chaos général"
La présidente du RN Marine Le Pen et l'eurodéputé RN Jordan Bardella, le 1er mai 2021.

publié le samedi 01 mai 2021 à 13h30

Candidate à l'Elysée pour 2022, la présidente du RN a vivement critiqué le bilan de l'actuel chef de l'Etat, "un mandat de violences et particulièrement à l'égard du peuple français".  "Nous venons de vivre quatre ans de chaos, de désunion, de fragmentation", a-t-elle fustigé. 

"Si Emmanuel Macron, pour le plus grand malheur de la France, était amené à effectuer un deuxième mandat, le chaos serait absolument général", a affirmé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, après avoir déposé une gerbe au pied de la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides à Paris, pour célébrer la "fête du travail" et la "fête de la patrie" en ce 1er mai.  


Candidate à l'Elysée pour 2022, Marine Le Pen a critiqué le bilan "dramatique" de l'actuel président, un bilan qui doit "faire réfléchir les Français". Un deuxième mandat d'Emmanuel Macron, "ce serait le saccage social, celui qu'il n'a pas encore réussi totalement à mettre en œuvre (...), ce serait la purge fiscale car l'Union européenne va évidemment réclamer maintenant la mise en œuvre des mesures qui ont été suspendues par la crise du Covid" et "ce serait la continuation de la vente à la découpe de la France et de nos grands groupes, de nos grandes puissances industrielles, qui a déjà démarré depuis qu'il est ministre de l'Economie", a souligné la dirigeante d'extrême droite.

Pour Marine Le Pen, qui se présente pour la troisième fois à l'élection présidentielle, "il ne restera du mandat d'Emmanuel Macron que cette impression de désunion, de destruction".

"Nous venons de vivre quatre ans de chaos, de désunion, de fragmentation. C'est un mandat de violences et particulièrement à l'égard du peuple français", a-t-elle jugé. 

"Moi je veux être la présidente de la paix civile et du rassemblement national, et de l'union nationale. Il y a beaucoup à faire pour retisser ce qu'Emmanuel Macron a consciencieusement déchiré pendant quatre ans", a ajouté la candidate à la présidentielle qui veut axer sa campagne sur "la protection, la projection et la transmission".

Marine Le Pen a ensuite présidé un meeting numérique qui a lancé la campagne du parti pour les élections régionales de juin, lors duquel elle a fustigé à nouveau des "renoncements politiques". Sur le plan sécuritaire, le "terrorisme islamiste" a "prospéré sur l'irresponsabilité migratoire et le renoncement criminel à l'idée (...) d'assimilation", a-t-elle estimé. Et au plan économique, "les apôtres de la mondialisation heureuse" se sont rendus "complices du délitement de notre appareil productif".

"Quand un pays est gouverné par des dirigeants qui ne croient plus en son unité, en sa grandeur, en sa capacité à marquer l'histoire, c'est le délitement qui menace", a-t-elle jugé, reprenant le terme d'une tribune controversée de militaires, qui se disaient prêts à "intervenir" face au "délitement" du pays et à son "chaos croissant" à leurs yeux.

La cheffe du RN s'est particulièrement adressée aux jeunes, "premières victimes des errements et des fautes de nos gouvernants". La candidate à l'Elysée a proposé que tout jeune de moins de 30 ans qui créera son entreprise puisse bénéficier d'une dotation en fonds propres "égale à ses propres apports", et d'une exonération totale d'impôts pendant 5 ans. Elle a aussi promis de "généraliser un chèque formation" aux entreprises, d'un montant qui pourra atteindre "5.000 à 6.000 euros par an pour la formation d'un lycéen, et jusqu'à 8.500 euros par an pour un étudiant". Elle a également évoqué une "politique massive de soutien aux jeunes familles" avec des prêts publics à taux zéro, dont le remboursement sera "différé à chaque naissance".

A un an de la présidentielle, Marine Le Pen s'ancre de plus en plus dans l'opinion publique. La présidente du RN a gagné 8 points en un mois dans le baromètre mensuel Kantar-OnePoint publié par Le Figaro Magazine, se hissant ainsi à la deuxième place des personnalités politiques, derrière Edouard Philippe. Quant au RN, il est devenu le premier parti des 25-34 ans, selon plusieurs sondages, alors que les 18-24 ans votent plutôt pour Emmanuel Macron ou le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

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