Ségolène Royal : certaines caricatures de Mahomet "sont insultantes"

Ségolène Royal : certaines caricatures de Mahomet "sont insultantes"
Ségolène Royal, le 23 janvier 2020, à Paris

, publié le lundi 16 novembre 2020 à 14h15

L'ancienne ministre dit toutefois suivre la ligne d'Emmanuel Macron, qui a déclaré que la France n'allait pas changer son droit sur la liberté d'expression "parce qu'il choque ailleurs".

Ségolène Royal déclare comprendre que certains "se sentent insultés" par des caricatures de Mahomet, tout en soutenant qu'il ne faut pas changer le droit français comme l'a affirmé Emmanuel Macron. "Je pense que certaines sont insultantes", a commenté l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, lundi 16 novembre, en citant pour exemple "les caricatures pornographiques".

L'ancienne ministre dit "comprendre" que "certains se sentent insultés, y compris des musulmans qui ne sont absolument pas ni intégristes ni radicaux", dans un entretien diffusé sur Cnews. L'ancienne finaliste de l'élection présidentielle a également dit partager la vision du Président de la République Emmanuel Macron, qui a déclaré que la France "n'allait pas changer" son droit sur la liberté d'expression "parce qu'il choque ailleurs".

Elle estime toutefois qu'Emmanuel Macron "a fait une erreur, sans doute sous le coup de l'émotion (...) parce qu'il a dit 'je vais continuer avec les caricatures'" lors de la cérémonie en hommage à Samuel Paty enseignant de 47 ans, sauvagement assassiné à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Le président de la République avait par la suite défendu "le droit à la caricature". 

Pour Ségolène Royal, un chef d'État "continue avec la liberté d'expression mais pas avec les caricatures qui blessent des millions de personnes à travers le monde".  Elle affirme qu'elle n'est "pas pour l'interdiction des caricatures", sans pour autant les "cautionner, pour dire que les caricatures, c'est bien". Mme Royal a également exprimé "son soutien aux personnes menacées" sur les réseaux sociaux, comme la jeune Mila, de nouveau la cible d'insultes et de menaces de mort en réaction à une nouvelle vidéo polémique sur l'islam de l'adolescente iséroise déjà inquiétée en janvier pour une publication similaire.

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