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Sécurité : la "mouvance suprémaciste et survivaliste" inquiète le renseignement français

Sécurité : la "mouvance suprémaciste et survivaliste" inquiète le renseignement français
Laurent Nunez, en janvier 2020, à l'Assemblée nationale

, publié le dimanche 03 janvier 2021 à 12h50

Derrière la menace "principale" du terrorisme islamiste en France, Laurent Nunez a évoqué la "montée en puissance" d'autres phénomènes radicaux, qui prennent de l'ampleur.

Le coordonnateur national du renseignement Laurent Nunez a mis en garde contre le développement du "terrorisme de l'ultra-droite", derrière la menace "principale" des attentats islamistes en France. On voit en ce moment une montée en puissance de la mouvance survivaliste ou suprémaciste au sein de l'ultra-droite. C'est une source d'inquiétude", a affirmé Laurent Nunez sur Europe 1, dimanche 3 janvier, évoquant "5 attentats de ce type déjoués depuis 2017".

Cette mouvance consiste notamment à "s'organiser pour être en capacité de répondre à une attaque islamiste, venger un attentat", décrit Laurent Nunez. "On voit de plus en plus se développer ce mode d'action chez l'ultra-droite", ajoute t-il citant les exemples dans d'autres pays d'attaques meurtrières, comme celle de Christchurch en Nouvelle-Zélande, l'attentat d'Anders Breivik en Norvège, ou les fusillades aux Etats-Unis.

S'agissant de l'ultragauche, qui représente 2 à 3.000 personnes, il a évalué entre "150 à 200" le nombre de dégradations (pylônes incendiés, etc.) pouvant lui être attribuées en 2020.



Auparavant, Laurent Nunez a abordé le sujet de la menace "principale" du terrorisme islamiste. "Deux attentats terroristes islamistes sunnites ont été déjoués en 2020 et 33 depuis 2017", a t-il affirmé, sans livrer d'indication sur la nature de ces deux projets d'attentats déjoués. Il a souligné que le "terrorisme islamiste sunnite" était "une menace prioritaire". Elle est "endogène" et "de plus en difficile à détecter". "Le passage à l'acte se fait de manière extrêmement rapide", a-t-il poursuivi en citant l'assassinat du professeur Samuel Paty en octobre dernier. 

Laurent Nunez a souligné un "point commun" entre les trois derniers attentats attribués à cette mouvance (contre les anciens locaux de Charlie Hebdo, contre  Samuel Paty et dans une basilique de Nice): "le blasphème, la volonté de venger le prophète".  Pour lui, la menace exogène (en provenance de l'étranger) est "moins probable", même si les services français "restent extrêmement vigilants" à ce sujet.
 

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