Sécurité, immigration, pouvoir d'achat : 4 ans après son élection, Emmanuel Macron jugé sévèrement sur son bilan

Sécurité, immigration, pouvoir d'achat : 4 ans après son élection, Emmanuel Macron jugé sévèrement sur son bilan
Emmanuel Macron le soir de son élection, le 7 mai 2017, devant le Louvre.

publié le vendredi 23 avril 2021 à 06h00

SONDAGE. A un an de l'élection présidentielle, la cote de popularité du chef de l'Etat se stabilise (60% de mauvaise opinion), à un niveau supérieur à ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, selon la dernière vague du baromètre BVA pour Orange et RTL, vendredi 23 avril.

S'il se représentait en 2022, 39% des Français envisageraient de voter pour lui. 

Alors qu'Emmanuel Macron achève sa quatrième année de mandat, sa cote de popularité se stabilise à 39%, soit le même niveau que le mois dernier (39%) et qu'en mars 2020 (40%), au début de la crise sanitaire. S'il suscite toujours une majorité d'opinions négatives (60%) et provoque des réactions épidermiques chez un quart des Français (25% de très mauvaises opinions), Emmanuel Macron n'atteint pas le niveau d'impopularité et de rejet de ses deux prédécesseurs à la même époque.




En avril 2016, François Hollande recueillait 80% d'opinions négatives, dont 50% de très mauvaises. En avril 2011, Nicolas Sarkozy recueillait 66% de mauvaises opinions, dont 30% de très mauvaises. 

Toujours jugé éloigné des Français

Emmanuel Macron est, comme il y a un an, relativement reconnu pour la force de ses convictions (52%; -2 depuis avril 2020), sa solidité et son autorité (45%; +2), sa stature présidentielle (43%; +2), le fait qu'il sache prendre des décisions difficiles (43%; +2) ou encore son charisme (42%; stable).  




En revanche, il est toujours aussi peu jugé proche des gens (22%; -2) et rassembleur (24%; +1) : des traits d'image qui lui font défaut et n'ont pas été améliorés depuis son élection. Seuls 25% des Français estiment par ailleurs qu'il sait reconnaître ses erreurs (-5 points depuis un an). 

Un bilan jugé sévèrement 

Les Français se montrent sévères quand ils jugent le bilan d'Emmanuel Macron : quel que soit le domaine évoqué, son action est perçue comme étant un échec par une majorité (a minima relative) de Français.  

C'est particulièrement le cas en ce qui concerne l'immigration et la sécurité, domaines dans lesquels les critiques exprimées par les Français progressent depuis 2 ans. Ainsi, 68% jugent que l'action d'Emmanuel Macron dans le domaine de l'immigration est un échec (+3), et 66% pensent de même en ce qui concerne la sécurité (+8).  




Quatre Français sur 10 pourraient voter pour lui

Le potentiel électoral d'Emmanuel Macron - à ne pas confondre avec des intentions de vote - reflète sa cote de popularité : s'il se représente en 2022, 61% des Français excluent de voter pour lui au premier tour. Ils sont 11% à se dire aujourd'hui certains de le faire, tandis que 28% déclarent qu'ils pourraient le faire.  




Emmanuel Macron bénéficie d'un socle électoral assez important chez ses électeurs du 1er tour en 2017 : 35% déclarent d'ores-et-déjà être certains de voter pour lui et 46% indiquent que c'est possible. Ils sont toutefois 19% à l'exclure, ce qui rappelle qu'environ un électeur sur 5 se montre déçu à son égard.  

Il pourrait compter sur le vote potentiel d'une part significative des sympathisants PS (40% indiquent que c'est possible, seuls 52% l'excluent), voire des sympathisants LR (29% indiquent que c'est possible, 65% l'excluent).  

Edouard Philippe : un sérieux concurrent ? 

En pleine promotion de son livre, Edouard Philippe voit sa cote d'influence progresser depuis le mois dernier : 45% des Français souhaitent qu'il ait davantage d'influence sur la scène politique à l'avenir (+4 points).  

L'ancien Premier ministre bénéficie de très bons résultats auprès des sympathisants LREM (81%) mais aussi auprès des sympathisants de la droite (62%) et du PS (62%, 1re position, devant Anne Hidalgo à 45%). Toutefois, auprès des sympathisants LR, il arrive en 3e position, assez loin derrière Nicolas Sarkozy (70%) et Xavier Bertrand (70%).  




* Enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français interrogés par Internet du 21 au 22 avril 2021, sur un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 

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