Sécurité : droite et extrême-droite dénoncent des "slogans électoraux" d'Emmanuel Macron

Sécurité : droite et extrême-droite dénoncent des "slogans électoraux" d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron sur la chaîne américaine CBS, le 18 avril 2021.

publié le lundi 19 avril 2021 à 11h27

Emmanuel Macron lance une nouvelle offensive sur la sécurité, l'un des sujets phares de la présidentielle de 2022, en promettant de tenir son objectif de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires et en faisant de la lutte contre les trafics de drogue "la mère des batailles".

Le bilan et les promesses renouvelées d'Emmanuel Macron en matière de sécurité n'ont pas convaincu à droite de l'échiquier politique. Pour la droite et l'extrême-droite, les déclarations du président dans Le Figaro ne sont que des "slogans électoraux" après quatre années de présidence "du chaos".

Avant un déplacement lundi 19 avril matin à Montpellier sur le thème de la sécurité, le chef de l'État a notamment promis dans un entretien au Figaro dimanche soir de tenir son objectif de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires et de mettre l'accent sur la lutte contre les trafics de drogue.


"Quand vous êtes président de la République, vous n'annoncez pas, vous faites. Il est président depuis 2017 : les effectifs de police et de gendarmerie, ils sont où ?", a réagi lundi matin la maire LR du VIIe arrondissement de Paris et ex-ministre de la Justice Rachida Dati sur RTL. Pour le député LR Eric Ciotti, l'interview dans Le Figaro "ne rassemble que des slogans électoraux à un an de la présidentielle alors que depuis quatre ans les actes défaillants ont conduit à l'explosion de la délinquance, à des niveaux d'immigration records et à une montée inédite de l'islamisme", a-t-il estimé dans un tweet dimanche soir.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France) a déploré lundi sur France 2 qu'il n'y ait "rien sur la justice des mineurs, rien sur des peines planchers pour les récidivistes, rien sur les rappels à la loi (...), rien sur l'expulsion des délinquants étrangers".


À l'extrême droite, la présidente du RN Marine Le Pen a jugé que "le Président du chaos, de la violence partout, tout le temps, de la division, de l'injustice sociale, fiscale, territoriale, nous vend aujourd'hui 'la vie paisible'. Rien ne nous sera épargné", a-t-elle déploré sur Twitter dimanche.

De l'autre côté de l'échiquier politique, l'ex-LREM Aurélien Taché est aussi critique, mais pour d'autres raisons: "Emmanuel Macron fait ce qu'a toujours fait la droite quand elle est en difficulté, ce que Nicolas Sarkozy a fait 10 ans avant lui. Passer sur la sécurité, la laïcité et l'immigration quitte à stigmatiser toute une partie des Français. C'est un début de campagne à droite toute !", a-t-il jugé dans un tweet.
 

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