Sécurité : comment Xavier Bertrand veut contrecarrer Emmanuel Macron

Sécurité : comment Xavier Bertrand veut contrecarrer Emmanuel Macron
Xavier Bertrand, le 15 septembre 2021 à Saint-Quentin.

publié le mercredi 15 septembre 2021 à 18h08

Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron, le président de la région des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle a dévoilé son programme sur la sécurité et multiplié les critiques envers le chef de l'État.

Candidat à la présidentielle de 2022, l'ex-LR Xavier Bertrand a promis mercredi 15 septembre que s'il était élu, son mandat serait "celui de la fin de l'impunité". Pour cela il a dévoilé une batterie de propositions très fermes sur la sécurité, une semaine après avoir détaillé sa "République des territoires" et avant son plan sur l'économie, attendu d'ici fin septembre. 



"Nous ne relèverons pas la France si on ne met pas comme préalable la restauration de l'autorité dans notre pays", a affirmé à Saint-Quentin (Aisne), estimant que "Emmanuel Macron l'a oublié".

Car "sans expérience d'élu local, il est impossible de comprendre toutes les formes d'insécurité qui aujourd'hui fracturent notre pays" et de "ressentir ce que vivent les Français", a-t-il affirmé, visant sans le nommer le chef de l'État.

"Les postures martiales" de Macron dénoncées

La veille à Roubaix, sur les terres de Xavier Bertrand donc, le président de la République avait annoncé une rallonge budgétaire de 500 millions pour la sécurité en 2022 et donné les grandes lignes de son action à venir avec notamment un doublement des policiers sur le terrain, et une loi de programmation. Des "postures martiales, des 'plans Marshall' sans lendemain", a fustigé l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, tout comme les "mises en scènes électorales à Marseille, à Roubaix ou ailleurs", qui n'ont fait que "renforcer la défiance des Français". 

"L'heure est grave. J'entends l'exaspération et la colère de nos concitoyens. Demain, si l'on ne fait rien, certains se feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce serait la guerre civile. Le rôle d'un Président, c'est de tout faire pour l'éviter, a-t-il affirmé. "Emmanuel Macron n'a jamais mesuré l'explosion de la criminalité et de la délinquance", a-t-il estimé.

Quelles propositions ?

Se posant en défenseur des forces de l'ordre qui "sont devenues des cibles", Xavier Bertrand a dénoncé la proposition d'Emmanuel Macron d'un nouvel outil de contrôle des forces de l'ordre, qui selon lui "participe à cette mise en cause généralisée des forces de l'ordre". 

Parmi ses axes de travail, il a assuré que "toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu'elle sera sanctionnée", avec diverses mesures : majorité pénale ramenée à 15 ans, peines minimales obligatoires pour les récidivistes, "un an de prison ferme" pour les agressions des forces de l'ordre... 

Pour que les peines prononcées "soient vraiment exécutées", il a promis 20.000 places de prison supplémentaires et d'expulser "systématiquement" les délinquants étrangers en fin de peine. Pour les amendes pénales, il a proposé qu'elles "soient saisies directement sur les salaires ou, le cas échéant, sur certaines prestations sociales, comme le RSA".


 

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