Seconde vague de Covid-19 : Emmanuel Macron attendu à l'hôpital de Pontoise vendredi après-midi

Seconde vague de Covid-19 : Emmanuel Macron attendu à l'hôpital de Pontoise vendredi après-midi
Emmanuel Macron, le 20 octobre 2020.

, publié le vendredi 23 octobre 2020 à 11h55

Cette visite intervient au lendemain de l'annonce de nouvelles mesures pour endiguer l'épidémie de coronavirus, alors que la France est touchée de plein fouet par une deuxième vague qui pourrait être pire que la première.

Le chef de l'Etat est attendu ce vendredi après-midi au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise (Val-d'Oise) pour "échanger avec les équipes". A 16 heures, Emmanuel Macron rencontrera "des représentants du milieu hospitalier" avant de s'exprimer devant la presse, a précisé l'Elysée dans un communiqué. 



Cette visite a lieu au lendemain de l'annonce d'une extension du couvre-feu, destinée à diminuer la propagation du virus, alors que la France est touchée de plein fouet par la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. Entre mercredi et jeudi, 41.622 nouveaux cas ont été dépistés, soit un bond de 15.000 cas en 24 heures, un record depuis le lancement des tests à grande échelle. Selon le dernier bilan de Santé publique France, 165 malades du Covid-19 sont décédés dans les dernières 24 heures. 

L'afflux de malades du coronavirus dans les hôpitaux depuis la rentrée a ravivé les craintes des soignants déjà durement éprouvés au printemps lors de la première vague épidémique. De nombreux établissements ont commencé à déprogrammer une partie de leurs interventions chirurgicales pour faire face. Syndicats et collectifs y voient la conséquence des "manques d'effectifs récurrents" dans le secteur et revendiquent "des embauches massives immédiates", ainsi que "la revalorisation significative des salaires".

Estimant que "la situation est grave", le Premier ministre Jean Castex a averti jeudi que si l'épidémie n'était pas jugulée, le gouvernement devrait "envisager des mesures beaucoup plus dures". "Il est encore temps de l'éviter, mais il ne nous reste plus beaucoup de temps". Plusieurs pays, dont l'Irlande, viennent de décider des reconfinements face à la deuxième vague.

"Il y a eu la perception depuis quelques mois que soit la deuxième vague n'existait pas, soit que c'était une vaguelette. La situation est l'inverse", a déploré Martin Hirsch vendredi matin. Selon lui, cette "deuxième vague" pourrait bien être "pire que la première".
 

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