Présidentielle: Hidalgo exclut catégoriquement tout ralliement à Jadot

Présidentielle: Hidalgo exclut catégoriquement tout ralliement à Jadot
La candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo, à la fin de son discours à la convention d'investiture socialiste, au Grand Palais à Lille, le 23 octobre 2021
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publié le lundi 25 octobre 2021 à 10h18

La candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo a catégoriquement rejeté lundi tout ralliement au candidat EELV Yannick Jadot. 

A Sandrine Rousseau, la présidente du comité politique de la campagne de M. Jadot, qui l'a encore appelée dimanche à "collaborer" avec lui si elle ne se détachait toujours pas dans les sondages en janvier 2022, Mme Hidalgo a répondu lundi sur franceinfo: "merci, mais je ne le ferai pas dans ces conditions-là".

"Et puis ça suffit quoi; la République, son visage il est aussi féminin. Quand vous entendez les leaders de Verts ou Yannick Jadot expliquer qu'ils tendent la main pour un accord mais qu'il faut que ce soit derrière eux, ça s'appelle vraiment tendre la main ça ?", a lancé la maire de Paris, créditée dans les sondages de 4 à 7% des voix, soit derrière Yannick Jadot.

Alors qu'on lui faisait remarquer que M. Jadot s'était retiré en 2017 pour se ranger derrière le candidat du PS Benoît Hamon, elle a rétorqué: "ça s'est peut-être passé dans l'autre sens, mais en tout les cas, là, ça ne se passera pas comme ça".

Alors qu'un ralliement aux écologistes fait craindre aux socialistes une disparition pure et simple de leur parti, Anne Hidalgo a assuré que sa famille politique "continuera à exister".

La candidate socialiste a par ailleurs précisé ses propositions de hausse des salaires: une "revalorisation massive du Smic" de "10% à 15% dans une première étape", et les salaires des enseignants à au moins "2.300 euros" en début de carrière et de 3.500 "jusqu'à au moins 4.000 euros en fin de carrière".

Interrogée sur le dossier sensible d'une réforme des retraites, elle a considéré que celle-ci devra "protéger les plus fragiles", "femmes" et salariés aux "métiers pénibles". Côté financement, elle a exclu tout allongement de la durée de cotisation, soulignant que les hausses de salaires permettront "plus de cotisations".

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