Marine Le Pen veut appliquer la "priorité nationale" au logement social

Marine Le Pen veut appliquer la "priorité nationale" au logement social
Marine Le Pen, le 23 septembre lors d'une conférence de presse à Metz

publié le jeudi 23 septembre 2021 à 17h21

Marine Le Pen a affirmé jeudi qu'elle comptait appliquer au logement social la "priorité nationale", un concept qu'elle souhaite plus largement inscrire dans la Constitution via un référendum.

Selon Mme Le Pen ce sont "d'abord, en priorité, les Français, et particulièrement les Français modestes qu'il faut loger".

"La condition pour bénéficier de la priorité nationale c'est avoir la nationalité française", mais il est "faux" de dire "qu'elle aurait vocation à s'appliquer en fonction des origines", a martelé Mme Le Pen.

"Tous les Français, qu'ils soient d'origine française ou ayant obtenu la nationalité française, doivent pouvoir bénéficier de  la priorité nationale au logement", a-t-elle ajouté.

"La priorité nationale, c'est à situation égale, rendre les Français prioritaires chez eux" pour accéder aux HLM, "or aujourd'hui, (...) c'est la logique inverse qui s'applique", a affirmé Mme Le Pen lors d'une conférence de presse à Metz.

En effet "les ménages immigrés sont deux fois plus souvent locataires d'HLM que les autres" a-t-elle affirmé, y voyant un "dévoiement total de la mission première du logement social par une forme de priorité étrangère". 

Un ménage immigré est un ménage où la personne de référence est née étrangère à l'étranger (ce qui inclut des Français, puisqu'on peut être à la fois immigré et Français).

Mme Le Pen avait indiqué le 14 septembre qu'elle organiserait, si elle était élue en 2022, un référendum pour inscrire dans la Constitution la préférence nationale.

Candidate à la présidentielle en 2017, elle plaidait déjà pour inscrire dans la Constitution la "priorité nationale", notamment en matière d'emploi.

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