Les députés LFI portent une proposition de loi pour un blocage des prix

Les députés LFI portent une proposition de loi pour un blocage des prix
Mathilde Panot lors d'une cession de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 2 novembre 2021

publié le mercredi 01 décembre 2021 à 17h27

Alors que l'inflation accélère, les députés LFI ont déposé une proposition de loi afin de permettre de bloquer les prix en cas "d'urgence sociale", un texte qu'ils défendront en janvier devant l'Assemblée nationale.

La proposition sera au menu d'une "niche" le 13 janvier, la dernière de la législature dédiée au groupe présidé par Mathilde Panot, avec huit autres textes, notamment sur la légalisation du cannabis, le retrait de la France de l'Otan, la nationalisation des autoroutes et encore l'abrogation du régime d'état d'urgence sanitaire. Ils ont toutefois peu de chances d'être adoptés par l'Assemblée.

La présidentielle, trois mois après ce rendez-vous parlementaire, peut être "l'occasion de rompre avec un système de malheur" par l'élection du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon, a fait valoir Mme Panot lors d'une conférence de presse mercredi. 

La question d'un blocage des prix s'est posée avec acuité pour les insoumis avec l'augmentation des prix de l'énergie cet automne. Le gouvernement a répondu notamment par une "indemnité inflation" de 100 euros pour 38 millions de Français, un gel de l'augmentation du prix du gaz et une limitation de celle du tarif de l'électricité.

Insuffisant selon les députés LFI, qui notent que l'exécutif "n'a pas du tout remis en cause la libéralisation du marché de l'énergie".

Ainsi, "pour maintenir le pouvoir d'achat" et "lutter contre la précarité", ils "proposent de bloquer le prix de l'énergie (gaz, électricité, carburants) et de cinq fruits et légumes de saison".

"C'est assez simple à mettre en oeuvre" et "c'est pas l'Union soviétique", a assuré son auteur Ugo Bernalicis, qui veut s'attaquer aux intermédiaires et à leurs marges bénéficiaires.

Cela passerait par une extension des cas où le blocage des prix est possible: "l'urgence sociale" s'ajouterait aux situations de "crise", "circonstances exceptionnelles" et "calamités publiques".

En outre, les députés LFI préconisent d'étendre à l'Hexagone un dispositif existant outre-mer et permettant notamment de réguler le prix des carburants. "Le dispositif en lui-même fonctionne bien" mais le prix reste trop élevé, a pointé M. Bernalicis, en pleine crise sociale en Guadeloupe et Martinique.  

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