Sandrine Rousseau : "Je serai la surprise de la présidentielle"

Sandrine Rousseau : "Je serai la surprise de la présidentielle"
Sandrine Rousseau, à Paris, le 19 septembre 2021

publié le lundi 20 septembre 2021 à 11h00

Héraut de l'écoféminisme, l'ancienne secrétaire nationale adjointe d'EELV s'est placée d'emblée à gauche toute et "l'assume totalement".

Qualifiée pour le second tour de la primaire écologiste, Sandrine Rousseau a créé la surprise en talonnant le favori du scrutin, Yannick Jadot, avec qui elle se disputera l'investiture pour l'élection présidentielle. D'abord outsider puis progressivement considérée comme sérieuse prétendante, Sandrine Rousseau a rassemblé 25,14% des voix, de quoi lui faire afficher ses ambitions.

"J'irai jusqu'au bout.

Je serai la surprise de cette présidentielle", a t-elle déclaré, lundi 20 septembre, à l'antenne de BFMTV. "J'irai jusqu'au bout, jusqu'en avril 2022, et vous serez surpris du résultat à la fin", a t-elle promis.



"L'écologie est la forme émancipatrice et transformatrice de la gauche. Je la porterai jusqu'au bout. C'est cela qui gagnera", a t-elle poursuivi, clamant sa "volonté de moderniser transformer la gauche". "C'est ce que je porte. Je m'y engage ici et je pose le pari ici : je serai la surprise de cette présidentielle", a t-elle lancé.

Dans la foulée de l'annonce des résultats du premier tour de la primaire écologiste, Sandrine Rousseau s'est faite la représentante "d'un mouvement de fond qui veut une transformation radicale, qui veut que les questions sociales et sociétales soient à l'agenda". Contre "l'éco-anxiété" ressentie par de nombreux Français, elle estime que "la radicalité est une manière de nous protéger, nous et nos enfants". 

Interrogée sur le "réalisme" prôné par Yannick Jadot, Sandrine Rousseau a argué : "L'écologie réaliste c'est celle qui transforme les modèles de production, sort du productivisme, de la société de consommation. (...) Il nous faut avoir une ligne claire, ambitieuse, pour modifier nos politiques publiques". Elle a insisté sur le rôle de l'Etat, qui "doit reprendre la main sur l'encadrement du système économique, du capitalisme, car le bien commun doit toujours être supérieur aux intérêts privés". "On articule un projet social car l'écologie n'est pas spontanément sociale", a-t-elle ajouté.

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