Samu de Strasbourg : enquête sur une mortelle indifférence

Samu de Strasbourg : enquête sur une mortelle indifférence
Exterieur batiment. Vehicule medical d'urgence du Samu 67, Service des urgences,
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Libération, publié le mercredi 09 mai 2018 à 21h16

«O

ui, vous allez mourir certainement un jour, comme tout le monde.»

Et Naomi Musenga est morte, ce jour-là. Le 29 décembre 2017, six heures trente après avoir appelé (à l'aide) le Samu de Strasbourg. L'enregistrement, demandé par la famille, a été révélé le 27 avril par le site d'information alsacien Heb'dil. Glaçant. Il commence par une transmission d'une opératrice à sa collègue vers 11 heures. Avant de lui passer

«la dame au bout du fil», la seconde demande: «Qu'est-ce qu'elle a ? La grippe ?»

«22 ans, des douleurs au ventre, elle a ses règles mais c'est pas ça apparemment, de la fièvre et elle va mourir.»

Les deux ricanent. L'appel bascule, le ton change. Il se fait autoritaire, cassant, quand, à l'autre bout, une toute petite voix répète :

«Aidez-moi

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