Saluées ou décriées, les nouvelles mesures gouvernementales contre le Covid-19 ont fait réagir la classe politique

Saluées ou décriées, les nouvelles mesures gouvernementales contre le Covid-19 ont fait réagir la classe politique
Le député insoumis François Ruffin, le 12 janvier 2021.

, publié le jeudi 14 janvier 2021 à 21h55

Christian Estrosi et Marine Le Pen ont approuvé les tests obligatoires avant d'entrer en France quand les députés insoumis ont critiqué des mesures "insupportables". Certains députés LR et PCF ont exhorté le gouvernement à faire appel aux bonnes volontés et aux jeunes pour participer à la lutte contre le virus. 

Si certains ont salué la généralisation du couvre-feu à 18 heures ou le durcissement des conditions d'entrée sur le territoire national, d'autres ont dénoncé des mesures "insupportables" et dont personne "ne comprend l'utilité".

Tour d'horizon. 



Le maire LR de Nice Christian Estrosi s'est dit "satisfait de voir que le Premier ministre a répondu positivement à l'exigence d'un test PCR négatif pour toutes les personnes qui souhaitent venir en France hors UE, mesure que j'avais demandée pour notamment protéger notre territoire de Nice-Côte-d'Azur".

De son côté, Annie Genevard, députée LR, a "exhorté le gouvernement à accepter toutes les bonnes volontés pour vacciner, vacciner, vacciner !" "Seul cet espoir permettra de surmonter cette épreuve qui accable les Français", a-t-elle estimé, évoquant la "vie économique, sociale, culturelle et sportive étranglée".

Les députés insoumis se sont montrés très critiques quant aux nouvelles mesures. "Monsieur Déconfinement annonce le couvre-feu à 18 heures partout. Nous serons plus nombreux à nous concentrer dans les lieux communs (transports, magasins...) sur des créneaux plus courts ! Ces nouvelles trouvailles perpétuelles sont insupportables. Une solution : la rotation !", a dénoncé Adrien Quatennens.

"Unique annonce réelle : un couvre-feu à 18 heures dont personne ne comprend l'utilité. Vous le voyez le moment où on s'agglutinera tous pour faire nos courses et dans les transports avant l'heure fatidique ? Et toujours rien sur la crise sociale et la détresse de la jeunesse", a critiqué Manon Aubry, députée européenne insoumise.  "Confinement, déconfinement, reconfinement, redéconfinement, commerces ouverts, fermés, rouverts, cinéma jusqu'à 21h, puis fermés, couvre-feu 20h, puis 18h, c'est comme ça et fermez-la... On est des citoyens ou des pantins ?", a dénoncé de son côté, le député insoumis François Ruffin.

Selon Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, "l'accompagnement sanitaire et social nécessite l'embauche de 50 à 70.000 personnes !" "Les jeunes cherchent du travail. Proposons leur de participer à la lutte contre le virus", suggère-t-il.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a dénoncé le "temps perdu, par pure idéologie, pour maîtriser nos frontières !" "Tous les pays qui ont maîtrisé rapidement leurs frontières s'en sortent beaucoup mieux que nous !", "Toujours rien sur la liberté et l'autonomie des médecins frustrés de ne pouvoir prescrire à leurs patients les médicaments qui leur apparaissent efficaces pour soigner les malades. C'est insensé", a-t-elle ajouté.

"Transports bondés avant 18 heures, magasins pris d'assaut le week-end. Castex persiste dans l'erreur et renouvelle des mesures inefficaces pour notre économie. Une autre voie est possible : soin des malades, masques FFP2 pour les plus fragiles, test Covid quelle que soit la provenance", a dénoncé Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.

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