Salaires inférieurs au Smic : "ce n'est pas normal", s'indigne Elisabeth Borne

Salaires inférieurs au Smic : "ce n'est pas normal", s'indigne Elisabeth Borne©ERIC PIERMONT / AFP

publié le dimanche 19 septembre 2021 à 18h30

La ministre a appelé à une revalorisation de ces salaires de branches inférieurs au Smic.

La ministre du Travail entend taper du poing sur la table en matière de salaire minimum. S'il n'est pas question d'augmenter le Smic comme cela est régulièrement réclamé par l'opposition, Élisabeth Borne a appelé dimanche sur Radio J toutes les branches dont les minima salariaux sont inférieurs au Smic à les "revaloriser".


Interrogée sur les tensions salariales dans le secteur de l'hôtellerie, des cafés et de la restauration (HCR), la ministre a avancé une piste de revalorisation.

"J'ai une première idée: les minima de branche dans ce secteur sont en dessous du Smic. En termes d'attractivité du secteur, c'est un très mauvais signal", a exposé Élisabeth Borne.

En conséquence, "toutes les branches qui ont des minima de branche en dessous du Smic doivent revaloriser les salaires", a-t-elle développé. "Des minima de branche inférieurs au Smic, ça n'est pas normal".

Actuellement de 1.554,58 euros brut par mois, le Smic sera porté le 1er octobre à 1.589,47 euros, soit une hausse de 34,89 euros, grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum due à l'inflation.

Les propos d'Élisabeth Borne font écho à ceux du Premier ministre Jean Castex qui avait appelé le 8 septembre à "travailler sur les salaires, notamment sur ce qu'on appelle les minima de branche, a fortiori lorsque ceux-ci sont inférieurs au Smic."

S'arrêtant à nouveau sur la situation dans le secteur HCR, Élisabeth Borne a rappelé avoir "reçu vendredi ses représentants. Je leur ai demandé de se mettre autour de la table avec les organisations syndicales pour améliorer l'attractivité de ces métiers."


"J'attends de ce secteur qu'il puisse nous présenter une feuille de route, avec un calendrier, et qu'il y ait des avancées concrètes pour les salariés du secteur très rapidement, très clairement avant la fin de l'année", a-t-elle détaillé avant d'élargir son propos.

"Il ne faut pas oublier tous les travailleurs de la 'deuxième ligne' : c'est le sens des négociations qui sont engagées dans la propreté, la sécurité, le transport routier..." "Il faut que le travail se poursuive. On réunira d'ici au mois de novembre toutes les branches concernées", a-t-elle conclu.
 

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