RSA : 15 présidents PS de départements et Anne Hidalgo veulent l'ouvrir aux moins de 25 ans

RSA : 15 présidents PS de départements et Anne Hidalgo veulent l'ouvrir aux moins de 25 ans
La maire de Paris Anne Hidalgo, le 24 mai 2021, à Paris.

publié le lundi 07 juin 2021 à 15h10

Parce qu'ils refusent "que les jeunes demeurent l'angle mort de ce gouvernement", une quinzaine d'élus socialistes réclament l'ouverture du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans et veulent expérimenter un revenu de base. 

Alors que les jeunes ont particulièrement subi les conséquences économiques et sociales de l'épidémie de Covid-19, le Parti socialiste défend depuis plusieurs mois l'idée d'un RSA Jeunes pour les 18-25 ans. Le revenu de solidarité active est en effet aujourd'hui réservé aux plus de 25 ans.

Une idée rejetée par l'Assemblée nationale début mai, la majorité et la droite soutenant des dispositifs "sur mesure", jugés plus efficaces. "Certains préconisent un RSA jeunes en voulant faire croire qu'on réglerait la situation avec une allocation. Ça ne suffit pas, il faut proposer un accompagnement personnalisé vers l'emploi", a notamment estimé le 30 mai dernier la ministre du Travail Elisabeth Borne. 




Mais à l'approche des élections départementales, qui ont lieu les 20 et 27 juin, en même temps que les régionales, quinze présidents PS de conseils départementaux ainsi que la maire PS de Paris Anne Hidalgo insistent. Dans une tribune publiée lundi 7 juin sur le site du Monde, ils refusent "que les jeunes demeurent l'angle mort de ce gouvernement" et réclament "une reconnaissance pleine et entière de la citoyenneté sociale des jeunes". Dans ce contexte, "nous réaffirmons notre volonté d'ouvrir le RSA aux jeunes de 18-25 ans et d'expérimenter un revenu de base", poursuivent les signataires.



"Assurance-maladie, revenu minimum, revenu de solidarité... Aujourd'hui, nous demandons au gouvernement d'être fidèle à notre histoire sociale et de nous laisser expérimenter sur nos territoires des solutions nouvelles pour accompagner nos concitoyens", insistent-ils en l'appelant à leur "faire confiance". Et de rappeler que "les départements sont, par leur action, en première ligne pour limiter la casse sociale et accompagner au mieux nos concitoyens les plus vulnérables".

Outre Mme Hidalgo, ont signé les présidents des conseils départementaux du Lot-et-Garonne, des Landes, de la Gironde, de la Dordogne, de la Haute-Vienne, des Pyrénées-Orientales, de la Haute-Garonne, de l'Ariège, de l'Hérault, de la Lozère, de l'Aude, de la Loire-Atlantique, du Finistère, de la Nièvre et de la Seine-Saint-Denis.

Cette tribune intervient alors que le projet de loi 4D (différenciation, décentralisation, déconcentration et décomplexification) sur la décentralisation, adopté mi-mai par le Conseil des ministres, donne la possibilité aux départements qui le souhaitent de confier à l'Etat la gestion du RSA, qui pèse fortement sur leurs budgets.
 

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