Royal annonce que l'exécutif envisage de mettre fin à ses fonctions d'ambassadrice des Pôles

Royal annonce que l'exécutif envisage de mettre fin à ses fonctions d'ambassadrice des Pôles
Ségolène Royal intervient lors d'un gala de bienfaisance à Beverly Hills en janvier 2016

, publié le mardi 14 janvier 2020 à 19h11

L'ex-ministre Ségolène Royal a annoncé mardi que l'exécutif envisageait de "mettre fin" à ses fonctions d'ambassadrice des Pôles en raison de ses critiques récurrentes du gouvernement, s'estimant déjà licenciée et assurant qu'elle n'entend pas se taire.

L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 publie sur Facebook une lettre des ministères des Affaires étrangères et de la Transition écologique, dont le Canard enchaîné a publié le premier des extraits, affirmant qu'il "est envisagé de mettre fin" à ses fonctions.

Mme Royal reproduit une lettre datée du 7 décembre, envoyée au regard de ses "récentes prises de paroles publiques qui mettent en cause la politique du gouvernement" à laquelle, soulignent les ministères, elle est "étroitement associée" en sa "qualité d'ambassadrice, titulaire d'un emploi à la décision du gouvernement".

La lettre prévient qu'un "prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d'ambassadrice".

Ségolène Royal, faisant référence à l'article du Canard enchaîné, estime pour sa part que son "licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable".

"Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions (lors) d'un prochain Conseil des ministres puisque je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression garantis par la Constitution. J'en prends acte", ajoute-t-elle sur sa page Facebook.

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, a également lancé dimanche un ultimatum à l'ambassadrice des pôles Ségolène Royal, la sommant de "faire un choix" si elle veut garder sa fonction impliquant un "devoir de réserve".

L'ex-ministre et candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a multiplié ces derniers temps les attaques à l'encontre du gouvernement, publiant en décembre des tweets critiquant le pouvoir sur les pesticides, la réforme des retraites, ainsi que la proximité d'Emmanuel Macron avec "le monde du business mondialisé".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.