Roussel: les communistes veulent compter en 2022

Roussel: les communistes veulent compter en 2022
Fabien Roussel le 8 février 2019 à Cherbourg

, publié le samedi 29 août 2020 à 18h51

Les communistes entendent peser en 2022, a affirmé samedi leur numéro un Fabien Roussel lors de la journée d'été du parti à Malo-les-Bains (Nord), dans un avertissement en particulier aux insoumis et aux écologistes.

"Chaque force politique justifie sa candidature", a observé dans un discours le secrétaire national: les uns "pensant que l'écologie est le centre de tout, d'autres pensant qu'ils sont légitimes par rapport à leurs derniers résultats aux élections présidentielles", et "d'autres disant qu'il faut un candidat unique à tout prix peu importe le programme".

"Si tous ceux-là pensent que comme en 2017 et 2012, le Parti communiste ne présentera pas de candidat, je dis à tout le monde: vous vous trompez", a lancé le député du Nord devant 500 militants et sympathisants et en présence de Jean-Luc Mélenchon. 

Fabien Roussel a appelé la gauche au dialogue et à la constitution d'un "Front populaire du XXIe siècle, pour l'humain et le climat". M. Mélenchon a vanté sur Twitter une "ample et profonde convergence avec le programme développé".

Communistes et insoumis souhaitent poursuivre le rapprochement amorcé lors des municipales lors des élections départementales et régionales début 2021. 

M. Roussel a rappelé que la route vers l'élection présidentielle sera jalonnée par un congrès du PCF en juin 2021.

Cette journée d'été est un rendez-vous d'importance pour les communistes, privés en septembre de leur grande fête de l'Huma sous sa forme traditionnelle et des festivités liées aux 100 ans de la création du parti, qui "auront lieu" en différé, a indiqué Fabien Roussel.

Pour combattre le coronavirus, il est favorable au port du masque obligatoire mais selon lui "il faut créer les conditions de sa gratuité pour toutes et tous". 

Le secrétaire national a fixé la jeunesse comme "priorité de la rentrée", ciblant les "750.000 jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail".

"Il faut que chaque jeune ayant un diplôme ait un emploi et un salaire lui permettant de vivre dignement", a-t-il revendiqué, alors que les perspectives économiques et sociales sont sombres.

Le PCF organise une mobilisation le 10 octobre pour un "moratoire sur les licenciements", avec notamment des rassemblements devant les préfectures. Il s'agit à cette occasion aussi de "demander des comptes à l'Etat sur l'utilisation de l'argent public" par les entreprises, selon le dirigeant, qui observe un certain "fatalisme" chez les salariés.

M. Roussel, qui a participé samedi avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, à un débat sur les modes de production, a également appelé à rejoindre la mobilisation intersyndicale prévue le 17 septembre sur la question de l'emploi.

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