Roussel et Quatennens renouvellent leur soutien aux revendications des "gilets jaunes"

Roussel et Quatennens renouvellent leur soutien aux revendications des "gilets jaunes"
Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) Fabien Roussel, à l'Assemblée nationale le 10 juin 2020

, publié le samedi 12 septembre 2020 à 13h08

Le numéro un du PCF Fabien Roussel a dit samedi soutenir "les revendications des "gilets jaunes" dont beaucoup "n'ont jamais été véritablement satisfaites", le coordinateur de LFI Adrien Quatennens, présent place Wagram à Paris, soulignant qu'ils réclament "la justice sociale".

"Bien sûr, je soutiens leurs revendications parce qu'elles n'ont jamais été véritablement satisfaites de la part du gouvernement. Il y avait une forte demande en matière de pouvoir d'achat, de hausse des pensions pour les retraités, de hausse des salaires. Or, il y a pas eu de satisfaction de ce côté-là", a estimé Fabien Roussel sur BFMTV.

Soulignant qu'avec la double crise économique et sanitaire, "la pauvreté augmente fortement dans notre pays", il voit un sentiment selon lequel "ce sont toujours les mêmes qui payent, ceux qui bossent, ceux qui triment et pas les plus riches". "Nous n'avons pas vu le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, qui était en tête des revendications", a-t-il relevé.

S'il salue le choix du gouvernement "de soutenir les salariés à travers le chômage partiel avec 30 milliards d'euros d'engagement public pour neuf millions de salariés", il souligne qu'"il y en a quand même une grande partie qui ont subi 16 % de salaire en moins pendant cette période-là et les cotisations pour les retraites n'ont pas été prises en compte".

De plus, "si la taxe carbone a été supprimée, la CSG, elle, reste et pèse aujourd'hui fortement sur les pensions des retraités", a-t-il ajouté, demandant la baisse de la CSG pour tous les retraités.

Même ton chez La France Insoumise: le député Adrien Quatennens, dans la manifestation de la place Wagram à Paris, a souligné que sa présence était "un salut amical" aux "gilets jaunes". Les manifestants "sont là pour réclamer une nouvelle fois la justice sociale, c'est-à-dire notamment qu'on exige des contreparties aux aides publiques qui sont données et une meilleure répartition des richesses dans ce pays", a-t-il estimé sur LCI.

Selon lui, "on ne relancera pas l'économie d'un pays avec de tels niveaux de répartition des richesses: en 10 ans, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 70% en France, l'investissement productif dont nous aurions tant besoin, a baissé de 5% et le salaire minimum n'a augmenté que de 12%".

Pour leur mobilisation de rentrée après une longue pause du mouvement lancé à l'automne 2018, des centaines de "gilets jaunes" se sont rassemblés dès samedi matin en différents points de la capitale, avant d'autres manifestations dans le pays.

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